Jeudi 10 décembre 2009
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AFRIQUE REDACTION | JEUDI 10-12-2009|08H20
SEM. Jean-Marc Simon, Ambassadeur de France en Côte d`Ivoire et SEM. Charles Diby
Koffi, Ministre de l`économie et des finances ont conclu le mercredi 09 août 2009, trois accords de restructuration de la dette de la Côte d`ivoire envers la France. Cet accord se traduit par une
annulation de 250 milliards de FCFA et un différé exceptionnel de 990 milliards de FCFA .
La république française vient de poser un acte grandissime à l’endroit de la Côte d’Ivoire. En effet, la France vient de conclure un accord de
restructuration de dettes au titre du point de décision de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). La signature de cet évènement a eu lieu hier au 19ème étage de l’immeuble
Sciam entre le ministre de l’Economie et des Finances, Charles Diby Koffi, représentant la partie ivoirienne et SEM. Jean Marc Simon, Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire. Selon Jean-Marc Simon,
cet accord se traduit par une annulation d’environ 205 milliards de Fcfa, un rééchelonnement de 314 milliards de Fcfa et un différé exceptionnel de 990 milliards de Fcfa.
Ces différés exceptionnels correspondent à l’annulation de 67% des arriérés de dettes commerciales pré-date butoir et de 90% des échéances sur la durée du programme Fmi (avril 2009-avril 2012).
L’Ambassadeur français a fait savoir que son pays accordera la part restante de l’allègement de dette prévu dans le cadre de l’initiative Ppte dès que la Côte d’Ivoire aura atteint le point
d’achèvement. Par cette action, la France démontre qu’elle est effectivement et de loin, le premier créancier de la Côte d’Ivoire avec, au Club de Paris, plus de 60% des engagements du pays, soit
environ 2000 milliards de Fcfa. Le ministre de l’Economie et des Finances, Charles Diby Koffi, au nom du gouvernement et du peuple ivoirien, a remercié la France pour cet important accord de
restructuration. Rappelant les efforts consentis par les hautes autorités françaises, pour leur implication totale, lors du bouclage du financement, en vue de l’apurement des arriérés dus aux
institutions multilatérales, notamment, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.
Ce soutien a été également remarquable dans la gestion du dossier de la Côte d’Ivoire auprès du Fmi, pour l’obtention du programme économique et financier assorti, immédiatement, du point de
décision de l’initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (Ppte). Rappelant que cette cérémonie de trois accords de restructuration de la dette de la Côte d’Ivoire envers la France,
s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Procès verbal agréé du Club de Paris, signé le 15 mai 2009. En effet, aux termes des négociations avec les pays créanciers membres du Club de Paris,
pour un stock dette consolidée de 2255 milliards de Fcfa, la restructuration de cette dette a été déclinée en trois modalités. A savoir, l’annulation immédiate de 435 milliards de Fcfa, le différé
du remboursement de 1224 milliards de Fcfa, d’arriérés et d’échéances de la dette post date butoir et le rééchelonnement, à long terme du stock résiduel d’un montant de 596 milliards de Fcfa.
En ce qui concerne la France, la restructuration de la dette, selon le ministre Diby, est effectivement de 205 milliards de Fcfa, sur le stock de dette rééchelonnée d’un montant de 1623 milliards
de Fcfa ; un différé sur une période de 8 ans maximum au lieu de 6 ans pour le remboursement de la dette post date butoir de 1000 milliards de Fcfa ; un rééchelonnement du stock résiduel, de 314
milliards Fcfa, sur une période allant de 23 à 40 ans. Aussi le ministre de l’Economie ivoirienne a-t-il remercié la France qui a su peser de tout son poids, lors de des négociations avec le Club
de Paris. Afin de faire bénéficier la Côte d’Ivoire ‘‘d’un traitement exceptionnel’’ de ses arriérés de dette post date butoir. Le ministre Diby, tout en précisant que la structure actuelle du
portefeuille de la dette de la Côte d’Ivoire à l’endroit de la France est composée de 83% de prêts, sous forme d’appuis budgétaires et de 17% de prêts projets, a été très rassurant. « Je voudrais
vous assurer de la détermination de la Côte d’Ivoire à affecter, prioritairement, les ressources issues de ces allègements de la dette au financement des dépenses pro-pauvres et des projets
d’infrastructures de base, dans le cadre de la mise en œuvre du Document de stratégie de réduction de la pauvreté », a souligné Diby Koffi.
Jean Eric ADINGRA
Par BONGOS ROGER
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Publié dans : CONGO DEMOCRATIQUE (RDC)
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