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Relancée de plus belle par une société nationale d’auteurs (Soneca) défaillante, la ruée vers les mécènes n’est pas sans causer quelques écorchures dans les
rapports entre des musiciens nourris aux mêmes mamelles. C’est le cas de Koffi Olomide et Le Karmapa en « guerre » autour du millionnaire Baudelaire Kuyena, homme d’affaires établi en
Angola.
L’enjeu entre les deux chanteurs est de s’approprier le mécène précité au détriment de l’autre. Alors qu’il avait jusque-là les faveurs de Baudelaire Kuyena, Le Karmapa avait intitulé son
prochain album du nom de ce mécène. Depuis, Koffi Olomide est entré dans la danse, brûlant même le leader du groupe Rive Droite Klass en mettant sur le marché du disque une chanson intitulée
justement... « Baudelaire Kuyena ».
Face à un Koffi qui sait se montrer possessif, Le Karmapa serait-il frustré, lui qui pensait avoir les faveurs exclusives de Baudelaire ? En tout cas, le « Karmalove » a débaptisé son
prochain album. Celui-ci a pris le titre de « Harcèlement » à la place de « Baudelaire Kuyena ». Une chose est vraie, il est difficile à un musicien d’avoir un mécène lui tout
seul. Du reste, toutes ces fortunes qui se bâtissent au pays, en Angola ou au Kenya et qui ont nom Nick Kuba, Cardoso Mwamba, Didi Kinuani, Tchatcho Mbala, Baudelaire Kuyena, Jojo Mandiki, Johnny
Lopez... sont si avides de dédicaces dans les chansons. Et nul musicien ne saurait prétendre étancher tout seul la soif des précités pour les « mabanga ». Qu’on se le dise.
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