Lundi 16 novembre 2009
1
16
/11
/Nov
/2009
22:15
|
L'actualité du Gabon
(d'après l'Agence France Presse)
|
|
Gabon: Plusieurs petits partis d'opposition et candidats malheureux à l'élection présidentielle du 30 août au Gabon ont
annoncé dimanche leur alliance au sein d'une "Coalition des groupes et partis politiques pour l'alternance" (CGPPA)
LIBREVILLE, 15 nov 2009 - Plusieurs petits partis d'opposition et candidats malheureux à l'élection présidentielle du 30 août
au Gabon remportée par Ali Bongo ont annoncé dimanche leur alliance au sein d'une "Coalition des groupes et partis politiques pour l'alternance" (CGPPA). La constitution de cette
coalition, qui fonctionnait de manière informelle depuis le 30 août, "est la manifestation évidente de notre volonté d'union et d'action", a déclaré l'un de ses membres, André Mba Obame,
devant quelques centaines de militants réunis dans un domicile privé de Libreville. Ex-ministre de l'Intérieur et ancien proche d'Ali Bongo, M. Mba Obame est arrivé officiellement 3è à la
présidentielle à laquelle il s'était présenté en indépendant.
En tout, huit partis constituent la CGPPA qui estime "illégitime" le pouvoir d'Ali Bongo et dénonce une "dictature émergente". Ce sont l'Union gabonaise pour la démocratie et le
développement (UDGDD) de Zacharie Myboto, le Congrès pour la démocratie et la justice (CDJ) de Jules Aristide Bourdès Ogouliguendé, le Morena, le Forum africain pour la reconstruction
(FAR), le Parti gabonais du progrès (PGP), le Rassemblement national des républicains (RNR), le Morena unioniste, le Mouvement africain pour le développement (MAD). Outre M. Mba Obame,
les ex-ministres Jean Eyéghé Ndong et Casimir Oyé Mba, qui s'étaient présentés en indépendants à la présidentielle, sont également membres de la Coalition tout comme deux autres
ex-candidats sans parti, Jean Ntoutoume Ngoua et Bruno Ben Moubamba. "Nous devons aller plus loin.(...) Ensemble, donnons corps à l'espérance de nos concitoyens en créant ce grand parti
politique national" que les Gabonais "appellent de leurs voeux", a plaidé M. Mba Obame. Elu à l'issue d'un scrutin contesté, Ali Bongo, fils du président Omar Bongo décédé en juin après
41 ans au pouvoir, a été investi président le 16 octobre. Pendant sa campagne électorale, il a promis de faire du Gabon un "pays émergent".
Gabon: Le directeur de cabinet du président gabonais Ali Bongo, investi le 16 octobre, a annoncé lundi qu'il se "déchargeait de ses fonctions" pour se défendre d'accusations dans le
scandale des détournements à la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC)
LIBREVILLE, 6 nov 2009 - Le directeur de cabinet du président gabonais Ali Bongo, investi le 16 octobre, a annoncé lundi qu'il
se "déchargeait de ses fonctions" pour se défendre d'accusations dans le scandale des détournements (25 millions d'euros) à la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC). "Pour des raisons
d'éthique et de préservation de bonne gouvernance prônée par le chef de l'Etat Ali Bongo Ondimba, j'ai décidé de me décharger de mes fonctions actuelles aux côtés du président afin de me
consacrer entièrement à ma défense dans cette affaire", a affirmé Jean-Pierre Oyiba, dans une déclaration lue en direct pendant le journal télévisé de la première chaine publique RTG1.
L'hebdomadaire Jeune Afrique affirme dans son édition du 8 au 14 novembre que M. Oyiba a été l'un des bénéficiaires des détournements de fonds et aurait touché "65,6" millions de Francs CFA
(100.000 euros).
Par BONGOS ROGER
-
Publié dans : Afrique centrale
0
Derniers Commentaires