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L’opposition dénonce le refus de Kabila de désigner le Rwanda comme pays agresseur

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Crée le 29-09-2012  20h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le samedi 29-09-2012 -20H40 PAR : LE PHARE

Martin FayuluMartin Fayulu

L’opposition politique s’est dit indignée par le silence du président de la République sur le nom de l’agresseur de la RDC dans son intervention à la dernière session de l’assemblée générale des Nations- Unies alors qu’il n’est un secret pour personne qu’il s’agit du Rwanda. Au-delà des thèses d’ordre général développées sur la validité opérationnelle du principe du règlement pacifique des différends internationaux, les forces acquises au changement estiment dans une déclaration lue par son coordonnateur Martin Fayulu hier jeudi 27 septembre, que ce discours ambigu du numéro 1 congolais expose la faiblesse majeure entretenue en République Démocratique du Congo, à savoir l’absence d’une armée capable de défendre l’intégrité territoriale du pays et d’assurer l’ordre public et la sécurité sur l’ensemble du territoire national.
Fayulu a souligné que cette faiblesse a été habillée dans ce discours par des incantations sur la démocratisation en RDC, le respect des droits de l’homme, le développement des infrastructures socio-économiques ainsi que l’amélioration des conditions de vie des populations.
Il a rappelé que cela fait plus de onze ans que l’actuel pouvoir est en place. Depuis, la question sécuritaire particulièrement à l’est du pays n’a pas connu un début de solution.
Tout en faisant remarquer que la mise en place d’une armée républicaine a été étouffée pendant toute la durée de la transition dite «1+4», le coordonnateur des FAC a fustigé la confusion voulue avec les concepts tels que «brassage» et «mixage» qui selon lui ont consisté à enrôler des indisciplinés et des infiltrés au sein de l’armée congolaise.
Pour le précité, ces indisciplinés cantonnés à l’est de notre pays, n’ayant pas coupé le lien ombilical avec la Rwanda, et refusant tout déploiement vers d’autres parties, sèment la mort et la désolation à l’Est du pays.
Il a souligné que les accords signés non seulement avec des entités qu’on traite aujourd’hui de forces négatives mais aussi avec le Rwanda n’ont pas empêché Nkundabatware, Mutebusi, Bosco Ntaganda et maintenant Sultani Makenga de défiler successivement et impunément sur le podium de la balkanisation de la RDC, en malmenant son intégrité au nez.
Cet élu de Kinshasa a martelé que le territoire de Rutshuru échappe à ce jour au contrôle du gouvernement central et que le M23 y a installé une administration parallèle avant d’ajouter que le statu quo observé sur le terrain militaire consolide M23 dans sa position et renforce l’idée que le grand Congo est en voie d’être démembré.
Contrairement à Joseph Kabila qui affirmé du haut de tribune des Nations Unies que les chantiers de la démocratisation de la vie nationale ont été ouvert il y a à peine dix ans, en ignorant le 24 avril et la conférence nationale souveraine, les forces acquis au changement rappellent que c’est le coup d’Etat de du 17 mai réalisé par le conglomérat des opportunistes de l’AFDL soutenus par le l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi qui a malheureusement arrêté le train de la démocratisation enclenchée depuis 1990.
Sommes toutes, l’opposition politique appelle les représentants du peuple au sénat et l’Assemblée nationale à faire preuve de dépassement des clivages politiques et ne considérer que l’intérêt supérieur de la nation pour faire éclater toute la venté sur la guerre interminable à l’est du pays.
Eric WEMBA

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