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Crée LE 21-08-2014 - 18H10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : | PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALEAFRICAINE. à JOUR LE jeudi le 21-08-2014 - 18H10 PAR : ARTV NEWS La clique de capo di tutti capi d’Etienne TSHISEKEDI veut mettre, les contestataires de leurs méthodes antidémocratiques au pas. La rébellion s’installe au sein de l’UDPS et dans la diaspora… Que dit la fameuse constitution, sur la limite d’âge, d’un prétendant à la magistrature suprême, au regard de son état de santé incompatible avec les intérêts de la république, que tout le monde d’ailleurs, aujourd’hui avec fougue (sic) veut la porter sur les fonts baptismaux du sacrosainte des valeurs de la démocratie ? On assiste à […]
Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 12:06

 

Crée le 07-05-2012-07h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le lundi 07-05-2012 -07H06- AFRIQUE REDACTION PAR: Par Joël Asher Lévy-Cohen*

 

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Le Peuple indique sans ménagement au chef de l’État sortant la porte de sortie de l’Élysée

Autopsie d’une déroute électorale annoncée[i]

‘‘L’arrogance mène à la ruine, le mensonge conduit à la chute tandis que l’humilité précède la gloire’’ Proverbe

 

Le changement de garde à l’Élysée était inévitable. Il était, pour les oracles de la politique, inscrit dans les livres des temps. Le suspense était, pour ainsi dire, inexistant, tellement que tout était transparent et se lisait dans le visage de chaque Français, de chaque Citoyen. Tel était le sentiment général. Donc, les dés étaient déjà pipés pour le dimanche 6 mai 2012. Les jeux étaient donc, d’avance, déjà faits. Même s’ils ne l’étaient pas encore dans le secret de l’isoloir, c’était, au moins, tout à fait clair dans la tête et dans le cœur des Françaises et Français. Donc, pourrait-on inférer, le décor de la victoire électorale était déjà mentalement, moralement planté pour le candidat de la gauche socialiste François Hollande –un autre proche conseiller d’un autre François, dit la Force tranquille ou le Florentin, l’homme de la victoire historique du 10 mai 1981 – tellement que la prudence dans ce genre d’exercice n’était même plus de mise. Dans les circonstances, le doute n’était même plus permis.

Ce qui était archi-clair, paraissait limpide, François Hollande n’avait pas vraiment gagné la présidentielle. C’était plutôt l’inverse qui était vivement ressenti et réellement vécu au sein de l’opinion publique. La véritable version, d’ailleurs la plus partagée, qui revenait à n’en plus finir, comme un refrain hissé au top des hit-parades, était plutôt que le peuple français avait chassé Nicolas Sarkozy de l’Élysée. Comme un pestiféré. C’était à vrai dire la seule chronique à laquelle tout le monde s’accrochait. Éperdument. Quant aux raisons primordiales de l’échec du président sortant au scrutin de 2012, il ne restait plus qu’à les élucider, à les décrypter. Sans doute pour la postérité.

Lors de l’élection présidentielle de 2007 qui le mettait d’ailleurs face à la Socialiste Ségolène Royal, le Conservateur et proaméricain ‘‘Nicolas Sarkozy de Nagy-Bogçà’’ avait promis, à l’instar du magicien d’Oz, au Peuple français, le ‘‘grand’’ [changement]. Celui-ci devait normalement se traduire par une présidence décontractée, une proximité tous azimuts avec la population, une modernisation de la vie publique trop souvent émaillée par des affaires. En d’autres termes, la moralisation d’une vie publique marquée par de grands scandales politico-financiers. En réalité, il avait promis, tout en brandissant sa baguette magique de sauveur patenté de la Nation, une nette rupture avec les méthodes du passé, qui ont largement caractérisé la manière de gouverner la France depuis des décennies.

En fait, Nicolas Sarkozy avait promis l’éradication des mœurs gouvernementales qui ont irréversiblement contribué à la crise aiguë des finances publiques. En guise de contrat politique et social, il avait souligné la nécessité de rejeter des traditions administratives qui ont mené tout droit à l’explosion exponentielle de la dette publique française, à une très lourde hypothèque sur les fonds de pension ou la retraite des Français, à la persistance du chômage endémique. Ainsi, sa présidence aux immenses ambitions économiques et sociales devait-elle lui permettre de sortir très rapidement ce géant de l’Europe occidentale de sa torpeur légendaire et de sa léthargie coutumière, de sa propension à la frilosité et à la sinistrose.

Malheureusement, les numéros de prestidigitation exécutés par [Sarkozy] le Magicien n’ont rien produit de concret. Pis, le peuple français, pourtant convié à ses nombreux et interminables tours de magie durant son quinquennat, n’a récolté à vrai dire que frustrations sur frustrations. Celui-ci s’est finalement retrouvé avec un État complètement étranglé par une dette souveraine colossale et dont la cote de crédit a d’ailleurs été dégradée par les agences de cotation. Ce qui est véritablement en soi une ‘‘grande première’’ ! Il s’est surtout retrouvé avec un pays plombé et complètement miné par le cancer socioéconomique du chômage sans cesse galopant et asphyxié par des finances publiques déficitaires.

Aussi le peuple français s’est-il retrouvé avec une Nation profondément divisée. À vrai dire à la limite de l’éclatement, de la fragmentation. Il s’est retrouvé avec une Collectivité publique traversée par des clivages dont on ne peut vraiment pas réduire les angles. En effet, le seul haut fait d’armes politique du libéral-conservateur Nicolas Sarkozy de Nagy-Bogçà est d’avoir réussi à diviser systématiquement les Français de souche entre eux. Il a littéralement réussi à les opposer automatiquement aux autres Communautés étrangères vivant depuis belle lurette sur le territoire national, et dont les membres sont évidemment pour la plupart très bien intégrés à la culture française. À ce propos, le principe de vivre ensemble qui a toujours caractérisé ce pays guidé par des valeurs humanistes et universelles véhiculées depuis le fameux ‘‘Siècle des Lumières’’, lequel constitue, par voie de conséquence, le socle de sa fondation républicaine en raison de sa très grande capacité d’intégration de diverses entités étrangères, est pratiquement devenu une chimère. Pour ne pas dire exactement un lointain passé !

Par ailleurs, par ses multiples improvisations intempestives, Nicolas Sarkozy a même réussi à fâcher des partenaires traditionnels de la France faisant partie de la sphère Outre-Méditerranée. À cet égard, il a expurgé, sous la direction du très médiatique Dr Bernard Kouchner, le Quai d’Orsay – [Ministère des Affaires étrangères] – de la politique arabe datant pourtant du 16e siècle marqué par la conquête du Nouveau Monde, c’est-à-dire datant de l’époque monarchique de François 1er, [de la Maison des Valois-Angoulême]. Poursuivant dans cette logique, il a réussi à exposer résolument la France au courroux de l’Algérie dont la méfiance politique s’est nettement accrue vis-à-vis de Paris. Notamment en ce qui concerne le projet controversé de la Mare Nostrum [la Grande Méditerranée] et la gestion intéressée des conflits armés au Maghreb arabo-musulman manifestement noyauté par des prédicateurs du salut intégriste ou activistes ‘‘salafistes’’ et au Sahel envahi militairement par de fervents Islamistes et Fondamentalistes d’Al Qaeda (AQMI)[ii].

Sous son mandat, Nicolas Sarkozy a réussi à provoquer l’ire de Damas en engageant ouvertement la France dans une guerre interventionniste contre la Syrie sous le couvert de la démocratie et du droit humanitaire[iii]. Y compris sous le couvert de puissants intérêts judéo-anglo-saxons. Mais, en vérité, la chute programmée du régime fort controversé du Dr Bachar el-Assad aurait logiquement pour effet d’ouvrir très largement la voie à l’anéantissement stratégique et militaire de l’Iran fondamentaliste et théocratique dont les purs alliés au Proche-Orient sont les Hezbollah du Liban, les extrémistes palestiniens du Hamas ou ‘‘le Zèle’’ en arabe et le pouvoir pourtant laïque de la Syrie. Ceux-ci sont censés prendre en tenailles le minuscule territoire hébreu dans la perspective d’un affrontement armé et déjà programmé voire même annoncé via médias interposés avec Téhéran. Aussi a-t-il réussi à attirer sur la France toutes les foudres de la Turquie plus que jamais inconsolable en exploitant de manière indubitablement inopportune, d’aucuns diraient sans nul doute opportuniste et malhabile, le dossier brûlant des massacres génocidaires d’Arméniens sous l’empire ottoman.

Sur le plan diplomatique, Nicolas Sarkozy a affaibli la voix de la France moderne fondée sur l’indépendance de la Nation. Force est, d’ailleurs, de rappeler que celle-ci tonnait fort dans les cénacles internationaux. Jusqu’à une époque récente. Sous la gouverne de son prédécesseur Jacques Chirac. En effet, en raison de sa profession de foi proaméricaine, ce chef de l’État sortant a complètement aligné son pays sur les visées mondiales des États-Unis d’Amérique au travers de l’OTAN.

Nicolas Sarkozy a-t-il vraiment bradé la fameuse ‘‘Françafrique’’ à Washington ? Ce qui est sûr et certain, le précarré français en Afrique occidentale, tout comme en Afrique équatoriale, n’existe plus que de nom. Cette chasse gardée tend à disparaître lentement mais sûrement. Donc progressivement, graduellement. Sa taille géographique se rétrécit. Elle diminue comme une peau de chagrin. À preuve, la Côte d’Ivoire d’Alassane Drahmane Ouattara, le Gabon d’Ali Ben Bongo Ondimba, le Togo de Faure Essomnzina Gnassingbé, le Cameroun de Paul Biya, le Mali du président Dioncounda Traoré et du Premier ministre Cheik Modibo Diarra, ancien ingénieur de la NASA et ex-cadre du géant de l’informatique Microsoft, sont désormais coiffés et supervisés par des intérêts américains.

Il importe de relever que la politique de complaisance de Nicolas Sarkozy à l’égard de Paul Kagame du Rwanda qui est, à toute fin pratique et utile, le ‘‘pion’’ incontestable et incontesté des États-Unis d’Amérique en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs africains, n’a pas du tout manqué de provoquer l’ire de la classe politique française. En effet, sous sa gouverne, Paris a absous de toute responsabilité pénale et morale le général-président rwandais relativement à l’attentat de l’avion Falcone qui a vu périr son prédécesseur hutu Juvénal Habyarimana. Cet événement est considéré par bon nombre d’experts de la région des Grands Lacs et de spécialistes du Rwanda comme l’élément déclencheur du fameux génocide de 1994.

Toutefois, en échange de cette absolution, Paris n’a pas encore pris possession de la fameuse boîte noire dudit aéronef français. Cet objet de toutes les convoitises et de toutes les dissensions a été, à en croire des témoignages certifiés, authentifiés, récupéré tout juste après l’attentat mortel par les forces militaires de la Mission de paix des Nations unies au Rwanda (MINUAR)[iv]. Cette pièce à conviction est par contre détenue à ce jour par Washington. Pour quelles raisons n’a-t-elle pas encore été restituée à son propriétaire aux fins de complément d’investigations ? À qui profite le crime ? Par ailleurs, en échange de cette absolution française ou sarkozyste, le Rwanda n’a pas du tout réintégré le giron de la Francophonie. Pis, il s’en est même éloigné, distancié, en devenant ouvertement – ce qui est pratiquement en soi une bravade voire constitue un pied de nez envers la France – membre à part entière du Commonwealth britannique.

En République démocratique du Congo en proie à la déstabilisation chronique par l’Occident, Nicolas Sarkozy soutient mordicus le tricheur et fraudeur Joseph Kabila Kabange en vue de s’ouvrir le marché stratégique de l’uranium convoité par le groupe minier français AREVA. Par pur opportunisme politique et diplomatique, il ne jure plus qu’en faveur de cet auteur d’un gangstérisme électoral sans précédent. Comme le Continent africain n’en a jamais réellement vu [de pareil] et même vécu auparavant. Il convient de reconnaître que Joseph Kabila Kabange a réduit drastiquement, impunément tous les espoirs de paix et de concorde, de liberté et de démocratie, de justice et de dignité humaine. Il a rétréci tous azimuts toutes les perspectives de développement économique et de progrès social dont a pourtant pleinement droit le peuple congolais continuellement meurtri, muselé et affamé par ses propres dirigeants politiques, journellement piétiné par ses propres autorités gouvernementales et administratives.

Aussi convient-il de reconnaître que cet imposteur tutsi rwando-tanzanien est, en réalité, le maillon, le relais du fameux Empire hima-tutsi en Afrique centrale, dont l’aiguillon régional est en l’occurrence l’Ougandais Yoweri Kaguta Museveni, totalement inféodé aux puissants intérêts industriels, économiques et financiers judéo-anglo-saxons. En effet, Joseph Kabila Kabange est à vrai dire le prolongement logique du spectre rwandais dans la stratégie de domination américaine dans cette pétaudière qu’est effectivement la région des Grands Lacs africains. Il reste que ce chef de l’État illégitime et illégal de la République démocratique du Congo, a fortiori mercenaire de la haute finance voire pantin des intérêts maffieux, doit en fait sa survie politique et diplomatique et, par voie de conséquence, son imposture constitutionnelle et électorale à Paul Kagame qui est par essence le nervi des intérêts anglo-américains dans cette partie convoitée de la planète Terre.

Il y a lieu de mentionner que le discours politique et diplomatique de Nicolas Sarkozy destiné principalement au Peuple congolais a toujours été favorable aux agresseurs de la République démocratique du Congo au premier rang desquels le Rwanda. Ce qui sous-entend la balkanisation territoriale de cet État majestueux et richissime. Ce qui sous-entend le pillage meurtrier de ses immenses ressources au profit des pays limitrophes de la région des Grands Lacs africains. Une telle vision n’est pas de nature à ‘‘rassurer’’ énormément Paris dont les intérêts géopolitiques et géostratégiques sont pratiquement en jeu dans cette partie du monde en pleine ébullition. Ce qui n’est pas vraiment de nature à susciter l’engouement d’une certaine France dans la mesure où la disparition brutale de la République démocratique du Congo entraînerait aisément le démantèlement systématique et automatique de son fameux précarré en Afrique centrale ou équatoriale.

Sur le plan purement intérieur, en prenant en réalité les clés de l’Élysée pour un bail de cinq ans, Nicolas Sarkozy qui est le représentant d’une droite musclée et de la haute bourgeoisie financière, voulait incontestablement imprimer à sa présidence hyperénergique un zeste de modernité. Il voulait lui procurer un brin d’innovation. Mais, cette rupture qu’il professait ex cathedra, n’est jamais vraiment [finalement] arrivée. En effet, son régime ploutocratique se confondait aisément au pouvoir absolu des riches patrons – [de droit divin] – empochant des revenus faramineux dans le sillage d’un parquet boursier qui ne reflète alors pas évidemment les performances économiques et industrielles d’une France visiblement en déclin, d’un État pratiquement en voie de banqueroute financière. Donc, son pouvoir pourtant fondé sur un populisme de mauvais aloi était pratiquement coupé du peuple.

Sentant de plus en plus le pouvoir qu’il a tant adulé lui échapper entre les mains, Nicolas Sarkozy fidèle à ses habitudes tombe très rapidement dans la pure démagogie politicienne. À cet effet, il exploite à fond la caisse la carte sécuritaire. Il agite l’épouvantail de l’immigration clandestine. Donc, il ‘‘droitise’’ à l’extrême son discours politique et sa campagne électorale. À ce propos, il fustige plus particulièrement et plus singulièrement le ressortissant étranger. Il lui attribue tous les maux de la France. ‘‘Chômage, insécurité’’. La liste de l’épicerie est longue. Il stigmatise plus spécifiquement les [Arabes] ou les [Africains], qu’il faut nécessairement éjecter, bannir de la Collectivité publique, exclure à tout prix de la Communauté nationale puisqu’ils ont la tare d’être inexorablement des non-Européens. Que penserait-il effectivement le révolutionnaire Maximilien de Robespierre qui s’est battu avec acharnement en faveur de l’indépendance des colonies françaises dont Saint-Domingue (Ile de l’Hispaniola aujourd’hui Haïti) et qui déclarait déjà à cette époque que ‘‘la France est une culture et non point une race’’ ? Que penseraient-ils alors le Général Charles de Gaulle et le Maréchal Philippe de Hauteclocque, dit Leclerc, pour avoir fait appel aux nombreux soldats d’Outre-mer, a fortiori des colonies d’Afrique noire et du Maghreb, pour libérer la France de la machine de guerre infernale nazie ?

Par des raccourcis intellectuels et des insinuations mensongères qui relèvent sans conteste d’un sophisme dangereux, Nicolas Sarkozy ne se réserve aucunement de faire insidieusement l’amalgame – ce qui est répugnant – entre ‘‘Arabe’’, ‘‘Musulman’’, ‘‘Intégriste’’ et ‘‘Terroriste’’. De ce fait, ce champion de la droite dure et musclée empiète sans hésiter, sans broncher, sur les plates-bandes du Front national (FN)[v] visiblement gonflé à bloc en raison de ses performances électorales inédites et surtout ragaillardi par la perspective d’être au cœur de la recomposition du paysage politique à la suite d’une probable implosion de la droite traditionnelle ou conservatrice. Nicolas Sarkozy y marche certainement sans vergogne. Réalisme politique ou conviction idéologique oblige ? Sur ce terrain oh ! Combien glissant ou mouvant, il évolue sans pour autant même se soucier des revendications idéologiques de sa propre majorité gouvernementale et des sensibilités de sa propre famille politique.

Aussi le président de la République sortant tente-t-il, – suprême insulte à l’intelligence démocratique et à la maturité politique des Français, à leur sens aigu de liberté et d’indépendance –, de légitimer son pouvoir politique évanescent de l’extérieur de l’Hexagone. À cet égard, les milieux économiques et financiers anglo-saxons dont le prestigieux magazine ‘‘The Economist’’ – lequel a certes des ramifications à la City de Londres – s’improvisent ses porte-parole et porte-voix. À cet effet, Nicolas Sarkozy brise le principe de réserve que doivent observer normalement les partenaires européens – sans exception – en vue de ne pas influencer le contexte électoral interne à un État membre. Pour ce faire, il sollicite ouvertement les soutiens politiques et appuis diplomatiques du Britannique David Cameron et de l’Allemande Angela Dorothea Merkel.

Ce qui est clair, Nicolas Sarkozy rend, tout à fait, à son propriétaire les clés du Palais de l’Élysée pour avoir réellement sous-estimé les Français. Il rend absolument le tablier pour avoir ignoré complètement la capacité de mobilisation de ses adversaires politiques. Y compris pour avoir méprisé son propre camp et même déconsidéré ses propres amis. En effet, hormis sa garde rapprochée et son tout dernier carré des fidèles parmi les fidèles (Jean-François Copé, Claude Guéant), il ne reste pas grand monde qui lui apporte de manière sans équivoque un soutien. D’ailleurs, aucun leader, qu’il soit réellement conservateur de la droite traditionnelle ou libéral du centre, ne l’a publiquement appuyé au second tour de la présidentielle. Il en est ainsi du centriste François Bayrou du Mouvement démocrate (MoDem). Ainsi en est-il du gaulliste Jacques Chirac qu’il a pourtant parrainé en politique française. Tous, pratiquement, ont appelé à voter sans ambiguïté le député de la Corrèze François Hollande en vue de lui faire nettement ombrage et barrage. C’est dire à quel point le désaveu politique du président sortant est vraiment cinglant.

En effet, pour Nicolas Sarkozy, rien ne compte au monde. Sauf ses propres intérêts. À cet égard, il est prêt à tout. Il est prêt à sacrifier brutalement sur l’autel du pouvoir ses propres relations, ses propres amis. Même les plus privilégiés. Comme l’affirme, d’ailleurs, l’ex-Premier ministre libyen Al-Baghdadi al-Mahmoudi, le Guide suprême de la Jamahiriya qui aurait financé sa campagne électorale à hauteur de 50 millions d’euros n’a-t-il pas manifestement fait les frais de la cohérence de ses états d’âme ? Le commun des mortels y verrait certes de l’ingratitude ! Moralement entendu. Et que dire bien entendu de son prédécesseur Jacques Chirac ? N’a-t-il pas été victime de la dignité d’âme d’État affichée par son successeur putatif dont la nature intrinsèque n’est pas vraiment si éloignée, si différente, de celle insouciante du scorpion qui pique inconsciemment même ceux qui lui ont rendu dans la vie réelle un si grand service ? Beaucoup n’y verraient en vérité que le parricide politique. Comme quoi, Nicolas Sarkozy ferait plutôt mieux de rechercher les causes profondes de sa défaite dans les méandres de son comportement plus que jamais pathologique, empreint de cynisme et de machiavélisme, d’arrogance et de menterie, de condescendance et d’ingratitude mêlée à l’irrespect du prochain.

Toute la question est de savoir comment Nicolas Sarkozy compte effectivement survivre à l’amertume de sa défaite à la présidentielle[vi]. Tant les inimitiés se sont exacerbées. Tant les rancœurs politiques et personnelles se sont ravivées[vii]. Tant les blessures restent évidemment ouvertes. Tant les plaies béantes ne se sont pas complètement refermées. Tant les cicatrices sont encore très fraîches. La question fondamentale qui pend, bien entendu, sur toutes les lèvres, est de savoir comment il compte, en réalité, survivre à la sévérité de cette déconvenue électorale, au soir d’une déconfiture politique où bon nombre d’adversaires et d’ennemis, et non des moindres, l’attendent sans relâche au tournant, tant les couteaux se sont aiguisés.

Nicolas Sarkozy quittera-t-il définitivement la politique ? Prendra-t-il finalement le chemin peu glorieux de l’exil pour se débarrasser définitivement des regards indiscrets de l’opinion publique et surtout se protéger de la presse à scandale, de la machine à rumeur ? Cherchera-t-il finalement, comme il le laisse entendre avec une pointe de dépit, de nostalgie, asile aux États-Unis d’Amérique où il compte, après tout, se réfugier loin des soubresauts et de dures exigences de la vie politique française ? Une chose est sûre, des adversaires rudes et coriaces veulent à tout prix sa peau. Ils veulent se payer sa tête. Toutefois, la vendrait-il si chèrement, en bon bagarreur né et pugiliste verbal qu’il est ? Une chose est certaine, des ennemis irréductibles veulent coûte que coûte sa mort politique. Mais, qui sont-ils exactement ? Suivez le regard…

France Hollande a certes gagné[viii]. Il était le grand négligé. Mais, l’homme savait attendre. Dès que son heure a sonné, il a saisi sa chance et, ainsi, son étoile n’a pas manqué de briller de mille feux au firmament. Ce qui porte à dire qu’il avait effectivement rendez-vous avec son peuple. Dans sa patience monastique et proverbiale, il a su trouver les ressources nécessaires pour s’imposer et imposer son style qui a séduit plus d’un dans l’arène politique française. Il a su trouver les mots convenables pour exprimer le ras-le-bol de tous ses Concitoyens largement excédés par le Sarkozysme, sans doute déçus par le chouchou incontestable et incontesté de la presse ‘‘People’’. Aussi a-t-il trouvé les mots justes pour exprimer la cohérence de leurs aspirations politiques, pour mettre en relief la légitimité de leurs demandes sociales et la force de leurs opinions démocratiques. À ce niveau, il a été, à n’en pas douter, convaincant et même pugnace face à une machine électorale bien huilée voire même bien rôdée. À l’américaine, tout compte fait. À vrai dire, il s’est montré leur digne porte-parole, leur véritable porte-étendard, tel un leader prophétique ou un chef charismatique.

Après le bilan politique désastreux de Nicolas Sarkozy, qu’en sera-t-il vraiment avec le nouveau locataire de l’Élysée, le Socialiste François Hollande ? Celui-ci s’est en effet présenté comme le candidat du changement dont les Français ont très nettement et très largement besoin par les temps qui courent. Comme la politique en tant qu’art de gouvernement ou art d’administration de la Cité est souvent et même par définition un festival de bonnes intentions, il y a toutefois lieu de scruter ses moindres faits et gestes. Afin de ne pas être absolument surpris par la force et les pesanteurs de la realpolitik qui contraint fréquemment et malheureusement les hommes d’État à mettre, un tant soit peu, de l’eau dans leur vin. D’ailleurs, son célèbre homonyme, dit le Florentin, n’est-il pas immédiatement tombé avant lui dans les mêmes [pièges] et dans les mêmes [travers] du réalisme politique et diplomatique dès lors que les intérêts sacrosaints de la France le recommandaient, l’exigeaient ?

Par conséquent, pour réussir avec brio sa présidence placée sous le signe du changement politique, François Hollande a intérêt à demeurer constamment à l’écoute de ses Concitoyens. Il a vraiment intérêt à rester lui-même. C’est-à-dire un homme simple, authentique, original et innovateur. Il doit également demeurer un homme de dialogue et de paix avec les syndicats et les groupes de pression. Il doit tendre fréquemment l’oreille aux milieux économiques et financiers qui font et défont les politiques publiques, qui parrainent ouvertement les dirigeants politiques et gouvernementaux.

Aussi François Hollande doit-il être solidaire des autres peuples du monde entier, lesquels cherchent à briser coûte que coûte, par tous les moyens, les chaînes de la servitude politique. Ainsi doit-il se montrer solidaire des autres Nations de la planète Terre, lesquelles cherchent à défaire à tout prix le joug économique et financier imposé injustement par les prédateurs industriels et les intérêts maffieux. Il doit se montrer sensible et attaché à la coopération internationale qui garantit le respect mutuel des intérêts des États. Il doit se montrer réellement ouvert au développement économique et au progrès social des États les moins nantis, les moins avancés.

Bref, le nouveau locataire de l’Élysée, François Hollande, doit en vérité faire preuve de maestria dans l’exercice de ses nouvelles fonctions présidentielles. Ces plus hautes charges politiques, gouvernementales et administratives exigent à n’en pas douter, incontestablement, et ce dépendamment des cas de figure et des situations, l’agilité d’un équilibriste, la résignation d’une girouette qui s’abandonne allègrement aux caprices du vent, l’obstination d’un commandant à la tête d’une troupe armée, la fermeté [la sévérité] d’un patriarche et les habiletés d’un fin négociateur. Donc le sens inné du compromis politique. Bref le ‘‘leadership’’ !

·      Joël Asher Lévy-Cohen 

Journaliste indépendant

Cet Éditorial se veut, en principe, un hommage solennel à cette cohorte de Filles et Fils de la République démocratique du Congo, tombés injustement sous les balles criminelles de la dictature barbare. Ceux-ci ont été gratuitement éliminés par le pouvoir répressif de Joseph Kabila Kabange pour avoir réclamé, rien que moins, la vérité sur le verdict des urnes et surtout pour avoir revendiqué leur souveraineté primaire. Avec la conjuration des puissances extérieures cooptées par des intérêts pédopornographiques, ce despote d’un autre âge totalitaire, a confisqué toutes les ressources de l’État qui est devenu, en un temps record, un comptoir sans caissier, une véritable caverne d’Ali Baba où tous les prédateurs, institutionnels tout comme privés, des mercenaires locaux et étrangers, peuvent, à vrai dire, comme dans un buffet chinois ou dans un restaurant asiatique, se servir à volonté et manger à satiété. Aussi a-t-il transformé à la vitesse de l’éclair du tonnerre cet immense pays d’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs en une vaste prison à ciel ouvert. En un si court laps de temps, il a ainsi réussi à faire de son régime moribond un redoutable appareil liberticide et démocraticide.

Toutefois, cet Éditorial est dédié exclusivement aux Combattants de la liberté et Justiciers de la démocratie. Ceux-ci affrontent quotidiennement, de par le monde, mains nues, et au péril de leur vie, dans le cadre d’une lutte inégale, déséquilibrée, des tyrannies sanguinaires aux ressources redoutables, des despotismes aveugles nourrissant des ambitions destructrices pour leurs collectivités publiques respectives. Ces régimes brutaux répandent évidemment le sang humain pour assurer leur permanence et leur survie dans une planète de plus en plus étroite à leurs visions dévastatrices et réfractaire à leurs phantasmes oppresseurs. Ils utilisent en fait des moyens de violence les plus sophistiqués pour venir à bout d’une humanité qui ne déroge pas au bien, qui ne renonce pas à la liberté et surtout qui ne démissionne pas face à leurs stratégies de répression sanglante.

 Ainsi, les actions non moins louables de tous ces Combattants de la liberté et Justiciers de la démocratie, – a fortiori leur sacrifice suprême –, ne seront jamais vaines. Par insouciance ou par amnésie délibérée, celles-ci ne seront jamais renvoyées aux oubliettes, ni au musée des souvenirs périssables. À cause de leur abnégation, de leur altruisme, leurs actes de bravoure ne seront jamais effacés de la mémoire collective pour avoir en réalité refusé de sacrifier la dignité chère à l’être humain. Ils seront, plus que toute autre cause, honorés pour avoir défendu farouchement, et jusqu’à leur dernier souffle, la liberté : ‘‘ce don précieux et inestimable que la Nature a gravé de manière indélébile dans le cœur et la profondeur de l’âme, a tatoué dans le tréfonds de la conscience de chaque individu en tant que sujet des droits fondamentaux de la personne humaine’’.



[i] Autre signe du destin qui prouve en dehors de tout doute raisonnable que plus rien ne fonctionnait normalement, comme il se devait en réalité dans son camp politique pourtant majoritaire, le président Nicolas Sarkozy a en effet perdu toutes les élections intermédiaires. Il n’a même pas remporté un seul scrutin organisé à mi-parcours de son mandat présidentiel. Qu’il s’agisse effectivement des sénatoriales qui ont couronné le Parti socialiste pour la première fois de l’histoire de la Ve République parti majoritaire à la chambre haute du Parlement (le Sénat) ou des municipales remportées d’ailleurs haut la main par l’union de la gauche. Comme il n’y a jamais deux sans trois, la présidentielle et les législatives ne peuvent que très logiquement lui tourner le dos.

[ii] Al Qaeda au Maghreb islamique.

[iii] Déjà son prédécesseur Jacques Chirac avait contribué à diminuer l’influence politique de Damas et à écarter sa mainmise sur le destin du Liban en attribuant officiellement le lâche assassinat du Premier ministre pro-occidental Rafic Hariri aux combattants chiites du Hezbollah qui sont par essence les alliés naturels de la Syrie.

[iv] Mission des Nations unies au Rwanda.

[v] Cette formation extrémiste a, faut-il le souligner, réalisé un score sans doute honorable et inédit lors du premier tour de la présidentielle.

[vi] Nicolas Sarkozy est le premier président sortant sous la Ve République à se qualifier au second tour de l’élection dans la position d’outsider, c’est-à-dire en deuxième place et dont le réservoir des suffrages populaires est plus que limité, pour ne pas dire épuisé, au niveau du report des voix électorales lors du second tour de l’élection présidentielle.

[vii] Il s’est fait un nombre incalculable, inestimable d’ennemis politiques au sein de sa propre famille politique et de sa propre majorité présidentielle. À cet effet, il y a lieu de penser au traitement politique et médiatique réservé à de hautes personnalités de l’envergure d’Édouard Balladur, Dominique de Villepin, Charles Pasqua et consorts,…

[viii] Il est en fait le premier président à être élu sous la Ve République sans pour autant avoir exercé le mandat ministériel.

Par BONGOS ROGER - Publié dans : MONDE
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