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La manne pétrolière : Nouvelle ville Angolaise cherche habitants !

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Crée le 07-07-2012-05h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le samedi 07-07-2012 -05h10 PAR : ARTV NEW

Nova Cidade de Kilamba
Nova Cidade de Kilamba (©facebook.com/novaangola)

Une ville angolaise, nouvellement construite par une compagnie d’Etat chinoise, s'est retrouvée abandonnée un an après sa construction. L’Angola, dont la capitale est surpeuplée, a payé la société en pétrole ! Pour voir la vidéo de la ville fantôme, cliquez ici

(LaVieImmo.com) - Après l’Europe et les Etats-Unis, voici que le syndrome de la ville fantôme attaque l’Afrique. Elle était censée héberger 500 000 personnes, mais des images inquiétantes montrent comment Nova Cidade de Kilamba, en Angola, est devenue la toute première ville fantôme flambant neuve du continent Noir. Construite non loin de Luanda, la capitale, cette ville abrite 750 bâtiments de huit étages, douze écoles et plus de cent boutiques, indique le site de la BBC. Soit tous les éléments nécessaires à l’épanouissement d’une société. Mais Nova Cidade n’a toujours pas réussi à attirer des habitants, incapables de payer les 75 000 euros que coûte un appartement. Ceci, dans un pays où les deux tiers de la population vivent avec moins de 2 dollars par jour.

Le constructeur payé en pétrole

Cette ville a été bâtie par une compagnie d'Etat chinoise – la China International Trust and Investment Corporation (Citic) – pour près de 3,5 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros). En contrepartie de cet investissement immobilier gigantesque, le consortium asiatique a été rétribué en pétrole par l’Etat angolais. Dans cette ancienne colonie portugaise, dont la capitale souffre de surpopulation (5 millions d’habitants), les citoyens les moins favorisés gardent un goût doux-amer du projet. Sebastiao Antonio, jeune de 17 ans, interrogé par la BBC, a déclaré : « j’aime vraiment cet endroit ». Et d’ajouter : « il y a des parkings, des endroits pour jouer au football, au basket ou au Handball. C’est très calme ». Cependant, avec sa famille, il se heurte, comme beaucoup d’ouvriers, au frein financier. Questionné sur un éventuel emménagement, il a répondu : « en aucun cas, car nous n’en avons pas les moyens. C’est impossible. En plus, il n’y aurait pas de travail pour mes parents ». De son côté, Jack Francisco, agent d’entretien à Kilamba et âgé de 32 ans, a ajouté : « oui, c’est un endroit agréable pour vous [journalistes de la BBC, NDLR], mais pour vivre ici, il faut disposer de beaucoup de moyens. Des gens comme nous ne peuvent pas se le permettre ». En revanche, l’agence immobilière en charge de la vente des appartements a expliqué à la chaine de télévision que le principal frein à l’achat demeure la difficulté d’accès au crédit hypothécaire.

Seuls les travailleurs Chinois sillonnent les rues

Tout porte à croire que Citic n’a pas pris en considération le pouvoir d’achat du peuple angolais au moment d’entamer ce chantier de 12 355 hectares, qui aura duré (seulement) trois ans. Kilamba est la plus grande de toutes les villes satellites qui gravitent autour de Luanda. Les annonces immobilières montrent des citoyens bénéficiant d’une vie bourgeoise, « loin de la poussière des bidonvilles et de la capitale ». Cependant, il ne s’agit que de publicité mensongère puisque douze mois après la mise en vente du premier lot d’appartements composé de 2 800 unités, seuls 220 se sont vendus jusqu’à présent. Et parmi les rares acheteurs, presque personne n’a emménagé, indique la BBC. « Il y a quelques boutiques et un seul supermarché, qui vend de la nourriture ».

Pour le moment, les travailleurs chinois, qui vivent dans des conteneurs aménagés en appartements pour l’occasion, semblent être les seuls habitants sillonnant les rues désertes.

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