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Créé le 12.03.10 à 01h10 - AFRIQUE REDACTION | CONFERENCE DE PRESSE| FRANCE | Mis à jour le Vendredi 12.03.10 à 01h12.
Par :BONGOS Roger - AFRIQUE REDACTION
Me FADI El Abdallah, Sonia ROBLA UCIEDA et James NGUMBU
(Il y a des visages qu’on ne peut plus lifter suite aux dégâts faciaux irréversibles)
La CPI est sous le feu de l’actualité sur multiples procès retentissants qui ne l’aide pas à se légitimer afin de montre son indépendance. Une institution tant décriée, par ses procédures et sa partialité de ses dossiers, particulièrement celui de JP BEMBA (voir l’article paru le 11 mars 2010).
Ce petit tribunal aux allures d'un grand, cherche sa substance auprès de ses 110 pays partenaires lobbystes de la CPI, les mêmes qui orgasent une grosse fosse commune pour la mort annoncée du continent. Sans aucune indépendance financière, celle -ci est cruellement liée à ses bailleurs de fonds.
Celui qui paiera le plus aura également, un large droit de regard sur ses comptes, son fonctionnement et influera sur ses décisions et arrêts de complaisance. Elle montre ses limites et son insuffisance en matière d' indépendance sur ces pays signataires. Les considérations politiques sont prépondérantes sur l’arrêt d’un jugement.
Pour torpiller ce tribunal, qui pouvait se lever contre cette grande puissance de par ses pratiques criminelles. (Invasion et bombardement de l’Irak sans l’aval des Nations Unies et le massacre de la population pour ne citer que ça). En 2001, Le Sénat américain avait massivement voté le projet de loi du républicain Jesse Helms, interdisant aux Etats-Unis de coopérer avec la Cour pénale internationale.
Cette loi visait notamment à interdire toute assistance militaire aux Etats ayant ratifié le Statut de Rome créant la future Cour chargée de poursuivre les individus présumés auteurs de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide.
Nul n’ignorait que cette loi intitulée « American Servicemembers’ Protection Act » (ASPA) avait plané depuis plusieurs mois comme une épée de Damoclès, au-dessus du Congrès
américain. Nul n’ignorait également, que les Etats-Unis, depuis leur opposition remarquée le jour de vote du Statut à Rome, cherchaient par tous les moyens à garantir que jamais leurs
ressortissants ne seraient mis en cause devant la CPI.
Deux grands pays influents ont refusé de ratifier ce traité. Le premier de par son hégémonie à travers le monde et le second par sa cruauté sur le rapport avec ses voisins et la colonie qu’elle instaure de main de fer sur le territoire occupé en bravant toutes résolutions des Nations Unies et ses recommandations. Illustration du rapport GOLDSTONE qui met en lumière, sur les pratiques inhumaines de l’état d’Israël. Témoigne de l’incapacité de la CPI de poursuivre les états puissants qui exercent le lobbying au sein des toutes institutions, organes qui se pencherait sur leurs méthodes criminelles qui déstabilisent la planète.
La mission des Nations unies sur les événements de Gaza avait rendu son rapport le 15 septembre, disponible en anglais sous le titre : « Human Rights Situation in Palestine and Other Occupied Arab Territories. Report of the United Nations Fact Finding Mission on the Gaza Conflict ». C’est un texte de plus de 570 pages, résultat du travail de plusieurs mois mené par la commission présidée par le juge sud-africain Richard Goldstone, un ancien membre de la cour constitutionnelle de son pays et un ancien procureur du tribunal pénal international sur l’ex-Yougoslavie (TPIY) et sur le Rwanda (TPIR).
Le rapport qui a été adopté par l’Assemblée générale des Nations-Unies qui demandait la saisine du Tribunal Pénal International.
Or, la CPI ne peut en aucun cas poursuivre les individus dont les pays n’avaient pas ratifiés (signataires) de ce fameux traité de Rome à sa création en 1998.
Passant de 60 membres en 1998 à 110 à ce jour. Pourquoi donc, l’importance et l’utilité de cette cour ? Pourquoi existe – elle ? Pourquoi le Soudan n’a jamais été membre et que son Président soit poursuivi (deux poids et deux meurettes)? Pourquoi pas les hauts fonctionnaires , généraux y de l’état d’Israël et pourquoi pas le Président Bush ?
Le cas d’espèce de l’Afrique à propos de la CPI est patent. Cette façon de faire la justice à enterré la crédibilité de cette institution qui aujourd’hui est montré du doigt et des spéculations vont bon train. Elle roulerait pour les intérêts occidentaux!
La délivrance d’un mandat d’arrêt en mars 2009 par la Cour pénale internationale (CPI) à l’encontre d’Omar Hassan Ahmad El-Béchir, le Président du Soudan, avait suscité une avalanche de critiques envers la Cour de la part du Soudan et de ses alliés. L’arrestation de 4 lampistes Congolais en laissant en liberté les vrais responsables de massacres perpétrés en RDC, démontre d’une façon absolue la sélection en termes d’arrestation de cet organe dédié comme instrument de néocolonialisme.
Un analyste, Monsieur Eddy MWANZO Doctorant à l’Université Catholique de Louvain. Chercheur au centre CEDAF (RD Congo).Assistant à l’Université de Kinshasa faisait cette analyse et posait une série de questions sur le bien fondé de cette caisse de résonnance à la solde des occidentaux et de Washington.
En 5 ans de son existence la CPI a délivré 12 mandats d’arrêt dont l’essentiel ne concerne que les africains.
La CPI constitue t-elle un danger pour l’Afrique ? Sa survivance menace t-elle la stabilité et le développement des jeunes
démocraties africaines ?
Ce dire que les crimes contre l’humanité ne se perpétue qu’en Afrique ? Il percera l’exutoire à l’aide d’un pieu taillé qu’on enfoncerait sur un vampire pour parachever sa caricature sur " ce machin " comme fut le propos du Général de Gaulles sur les Nations Unies.
Ainsi n’est-il pas étonnant de voir la CPI se focaliser toujours sur les faibles et surtout sur les ennemis de l’Occident mais touche aucunement aux intérêts et leaders soutenus par l’Occident et Washington. Comme pour le Congo où Thomas Lubanga a été inculpé parce qu’il constituait un obstacle à l’exploitation des richesses de l’Est du Congo ou encore Bemba parce qu’il n’a pas répondu aux attentes des lobbies belges qui l’ont porté au pouvoir. Dans le cas de Soudan, le vrai problème ce n’est pas Bachir mais le pétrole de Darfour.
Dans cet élan, l’on ne doit s’étonner de voir un jour le président congolais KABILA par exemple être traduit devant cette cour non parce qu’il se serait rendu coupable des crimes contre l’humanité ou crimes de guerre mais parce qu’il se serait entêté en signant des contrats miniers faramineux avec la Chine au détriment des intérêts belges et occidentaux ; de voir le président Mugabe devant cette cour parce qu’il aurait décidé des déposséder des fermiers blancs possesseurs de 80% des terres arables du Zimbabwe ; de voir enfin le président rwandais Kagamé devant cette Cour parce qu’il a tenté de démontrer la participation de la France dans le génocide rwandais. Les exemples sont légion.
Ce machin pour encore reprendre le vocable du Général, est une véritable machine à broyer les nationalistes de tous bords et surtout le développement de ce continent.
Pour se donner une bonne conscience, la CPI est venue à Paris à la rencontre des journalistes Africains de Paris pour " opération de séduction ". Qu’est ce qu’elle attend de cette niche ? La réécriture de sa politique judicaire, sa vraie vision « impartiale » écrite avec de l’ancre doré, non par la boue qu’elle a soulevée sur son passage dans plusieurs pays Africains ?
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