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Les crimes du M23 révélés par Human Rights Watch

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Crée le 15-09-2012-11h20 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le samedi 15-09-2012 -12h15 PAR : CONGO-NEWS

 

L'ONG internationale, Human Rights Watch, a dans son dernier rapport révélé que des combattants du M23 ont délibérément tué au moins 15 civils, en ont blessé 14 autres et ont violé au moins 46 femmes et filles dans des zones qu'ils contrôlent, en juin, juillet et août. Au moins 13 des victimes de ces viols étaient des enfants. Selon l'ONG, certains de ces civils ont été attaqués parce qu'ils résistaient au recrutement forcé ou refusaient de donner de la nourriture au M23.

 

Et l'ONG de poursuivre que d'autres civils ont été visés parce qu'ils étaient soupçonnés d'être hostiles au M23 ou s'étaient enfuis vers des zones contrôlées par le gouvernement et essayaient de revenir chez eux pour trouver de la nourriture. Human Rights Watch fait remarquer dans son rapport qu'au mois de juin, par exemple, des combattants du M23 ont tué un homme de 50 ans d'ethnie hutu, Nsabimana Rwabinumwe, qui s'était enfui lorsque les éléments du mouvement rebelle étaient arrivés dans son village mais était revenu à son champ pour chercher de la nourriture. Human Rights Watch explique dans ce même rapport qu'au début du mois d'août, un couple âgé qui vivait près de Runyoni a quitté sa maison pour fuir vers les secteurs contrôlés par le gouvernement, mais un groupe de combattants du M23 l'a arrêté. Les rebelles ont saisi la femme et lui ont arraché ses vêtements. D'après l'ONG, le mari a tenté de la protéger mais plusieurs combattants ont commencé à frapper cet homme de 60 ans avec leurs fusils, pendant que d'autres violaient sa femme à tour de rôle. Et l'ONG d'ajouter que l'homme a fini par perdre connaissance en voyant sa femme violée. Plus tard, il a été emmené à l'hôpital où cet homme de 60 ans a déclaré : «je veux mourir.

Je n'ai aucun désir de vivre après ce que j'ai vu. Seuls des animaux ont pu faire cela». Deux semaines plus tard, il a succombé à ses blessures.

En plus, Human Rights Watch a révélé dans son rapport, qu'une fille de 15 ans de Muchanga a raconté à ses enquêteurs que le 10 juillet, alors qu'elle se rendait avec sa mère et sa jeune soeur vers leur champ, un combattant du M23 s'est approché et leur a demandé de l'argent. Elles lui ont donné de l'argent qu'elles avaient sur elles et qu'elles économisaient pour payer des frais de scolarité. Et, l'homme leur a ordonné de se coucher sur le sol. L'ONG rapporte que la fille, leur a expliqué que cet homme a d'abord laissé partir sa mère et sa jeune soeur en leur disant de courir vite. Elle est restée seule avec cet élément du M23, qui l'a emmené à 500m du champ et l'a violé.

Par ailleurs, le 24 août, l'ONG renseigne que deux combattants du M23 ont violé une fillette de 12 ans.

Ces derniers, explique Human Rights Watch, ont fait irruption chez la petite, ont menacé sa mère, et sa tante, et ont ordonné à la fille de sortir. Ils l'ont violé collectivement à quelques mètres seulement de la maison, près des latrines de la famille. En plus de 15 civils tués froidement par le M23, au moins 25 autres ont été tués en juillet pendant des combats entre ce mouvement et ses partisans d'un côté et les militaires de l'armée congolaise et les casques bleus de l'ONU de l'autre.

Au moins 36 autres civils ont été blessés.

Selon Human Rights Watch, dans de nombreux cas, ni les M23, ni l'armée congolaise n'ont fait suffisamment d'efforts, pour éviter des morts de civils ou pour permettre aux civils de fuir de manière sûre la zone des combats.

JOHN TSHINGOMBE

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