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Les graves conséquences méchantes de la guerre en Rdc : Albert, un enfant traumatisé

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Créé le 25.02.10 à 07h22 - AFRIQUE REDACTION | SOCIETE | RDC | Mis à jour le Jeudi 25.02.10 à 07h25. Par : Observateur - Blandine Lusimana T.  


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On ne cessera jamais de le répéter que les premières victimes de guerres sont les femmes et les enfants. Albert (nom d'emprunt), âgé de huit ans connaît ce que c'est la guerre, parce qu'il l'a vécu, alors qu'il ne s'attendait pas. Selon le Hcr qui livre cette information, Albert, cet enfant traumatisé porte encore les stigmates invisibles de la guerre à Dongo dans la province de l'Equateur. Ces images sont loin de libérer sa mémoire.

Originaire du village de Dongo, situé dans la province de l'Equateur au nord-ouest de la Rdc, où de violents affrontements tribaux autour des conditions d'exercice des droits de pêche et d'agriculture traditionnels ont éclaté, Albert ne pensait pas un jour qu'il vivra la guerre alors qu'il jouait paisiblement avec d'autres enfants au bord de la rivière Oubangui. Albert ne croyait pas ses oreilles en cette fin d'après midi, lorsque subitement il entend comme d'ailleurs tous les enfants du groupe des tirs puissants et répétés. Soudain tout le monde est sur ses gardes. La situation va de mal en pis, les crépitements des armes deviendront alors réguliers. C'est la panique qui s'installe dans le village.


Des villageois apeurés, indique le Hcr, ont commencé à courir dans toutes les directions. Albert fera comme tout le monde, il arrête subitement de jouer pour rentrer vite à la maison .Dans la confusion et la crainte, il s'accrochera à la main d'un adulte qui tentait de l'aider. Alors que les tirs s'intensifiaient, l'homme va accélérer sa course, laissant Albert seul derrière lui.Sans protection, Albert a très peur parce que " son ange gardien " l'a abandonné, cherchant lui aussi à se sauver. Le seul souci de ce petit garçon de huit ans c'est de retrouver sa famille .comme Il ne pouvait plus continuer de fuir, il se cache dans une maison avec bien de gens.

" J'ai alors couru pour rentrer chez moi mais on entendait encore davantage de tirs. J'avais peur, alors je me suis caché dans une maison derrière un puits ; beaucoup d'autres personnes s'y étaient également réfugiées et j'ai commencé à regarder autour de moi si je pouvais reconnaître quelqu'un, en vain. Nous sommes restés là, cachés, durant des jours, puis un homme m'a emmené dans une maison où il y avait des gens armés. Cette personne, poursuit-il, était le chef d'une milice responsable de la violence.

A en croire le Hcr, Albert a été détenu durant deux mois. Toutefois, il avoue qu'il n'a pas été maltraité. Sa seule préoccupation était celle de retrouver sa famille qui lui manquait. Il va s'échapper à la suite d'une attaque des troupes armées menée contre les miliciens. Albert marchera, avec d'autres villageois, des heures avant d'arriver à la rivière Oubangui marquant la frontière entre la RDC et le Congo. Là, ils bénéficieront de l'assistance d'un pécheur. Celui-ci leur fera traverser la rivière à bord de son canoë vers la sécurité et le village d'Eboko, sur la rive opposée .Grâce aux efforts du Hcr, Albert finira par retrouver sa mère deux semaines après son arrivée, sa mère vivait à environ 50 kilomètres au nord de la ville de Betou.

" Aujourd'hui, leur maison est une école composée de sept pièces qu'ils partagent avec 170 autres familles réfugiées. Les familles espèrent être bientôt transférées à proximité dans un site de réfugiés actuellement en construction par le HCR " indique le Hcr.Bien que Albert ait la chance de retrouver sa mère, ce petit garçon porte encore les stigmates invisibles de ce qu'il a vécu. Il est traumatisé ; car il a perdu sa paix intérieure. Il a peur de jouer lorsqu'il se rappelle le film de la guerre.

" Sa mère m'a expliqué qu'il avait arrêté de jouer, qu'il ne rit plus et que, parfois, il ne mange pas. Elle ressent qu'il a perdu son innocence d'enfant et qu'il est devenu sérieux comme un adulte. " explique Maguelore Arsac, le chargé de la protection au Hcr qui fait savoir en outre que Albert porte les cicatrices invisibles des meurtres qui se sont déroulés sous ses yeux. " Maintenant que nous avons réussi le regroupement familial, nous travaillons pour qu'il retrouve son insouciance d'enfant ". Albert n'est pas le seul enfant à vivre les traumatismes de la guerre. De milliers d'enfants congolais qui ont vécu la guerre sont loin d'effacer de leurs mémoires les atrocités vécues. Il faut donc agir pour un retour définitif de la paix. Ce qui permettra aux enfants congolais de vivre dans un oasis de paix qui garantira le respect de leurs droits.


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