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Créé le 15.03.10 à 01h10 - AFRIQUE REDACTION | VIOLENCE SEXUELLE | RDC | Mis à jour le Lundi 15.03.10 à 01h12. Par : LE POTENTIEL
La journée internationale de la femme en milieu scolaire a été célébrée, le samedi 13 mars à l’Institut Lodja de Kasa-Vubu à l’initiative Parlons Sida aux
Communautaires, Pasco. Et ce, en partenariat avec la FGTB, Wallonie-Bruxelles international, Solidaris Mutualité, Prefed et Syeco.
L’institut Lodja de Kasa-Vubu a servi de cadre, le samedi 13 mars, aux activités commémoratives de la Journée internationale de la femme en milieu scolaire, organisées par Parlons Sida aux
communautaires (Pasco). C’était autour du thème national de la JIF 2010, à savoir : « Progrès pour tous par la parité homme-femme dans un Congo cinquantenaire » ; en présence de Michel De Jaer,
chargé de mission à la direction des affaires internationales de Solidaris Mutualité.
L’activité a connu la participation des écoles partenaires au programme lutte contre le Vih/Sida et IST en milieu scolaire de Pasco, notammant les instituts Lodja et Yanda Mayemba, l’ITC Bumbu,
les collèges Intelligensia et Tolingana.
Dans son mot de bienvenue, Michel Lay, coordonnateur de Pasco/ONGD, a indiqué que s’il y a un temps pour tout, les femmes de la RDC affirment que 2010 es une année du cinquantenaire, donc un
temps pour jubiler. Et dans ce Congo jubilaire, ce sont les femmes qui ont conféré le pouvoir démocratique à l’appareil étatique, compte tenu de leur poids numérique.
Car en fait, ce sont elles qui se sont mobilisées lors des 1ères élections générales de 2006. L’occasion était aussi donnée à Michel Lay de constater qu’en 50 ans d’indépendance, aucune femme n’a
été chef de guerre. C’est dire aussi que la femme congolaise s’est affirmée comme vecteur majeur de la paix intégrale à laquelle la RDC aspire tant. En 50 ans, a-t-il ajouté, la femme a beaucoup
donné la nation aussi bien au plan politique, économique, social qu’humanitaire.
PLUS D’ENGAGEMENT DE LA CONGOLAISE
Et pour une juste rétribution, la promotion de la parité homme-femme serait la réponse adéquate à l’accélération de l’égalité des chances, égalité des droits et l’autonomisation de la femme pour
plus d’accès aux ressources financières, matérielles et techniques. Et cela, pour que son action produise plus d’impact dans la communauté et la continuation de « je dénonce et je dis non »,
cette fois orientée vers la lutte contre les violences morales faites à la femme, à l’enfant et la famille, à travers les danses, le théâtre et la publicité obscènes. Lesquels instaurent de
manière honteuse la médiocrité de la rue par la sublimation du sexe aux dépens du développement du cerveau.
A sa suite, Mme Emérence Nsimire Rubuye, Proved de Kin-centre, a, au nom de la ministre provinciale de l’Education en séjour aux Etats-Unis, déclaré que dans ses convictions les plus profondes,
Mme Thérèse Olenga pense mars doit être ce mois qui marque toutes les activités relatives à la promotion, à la stimulation, à l’accompagnement, à la protection de la femme, de la jeune fille dans
tous les domaines de la vie. Mais c’est à la femme d’engager un combat sans limite de prise en charge si elle veut prospérer, survivre et obtenir une parité efficace. Pour cela, des opportunités
lui sont offertes à travers l’accès à la scolarité, l’accès libre à l’emploi et égalité des chances dans les fonctions. Mais ce rêve ne saurait se réaliser si un certain nombre de défis ne sont
pas relevés, notamment la scolarisation massive de la jeune fille ; le maintien de la jeune fille sur le banc de l’école ; la récupération de le femme non instruite à travers les cours
d’alphabétisation ; la stimulation de la jeune fille et de la femme à embrasser les études professionnelles ; etc.
La journée a donné lieu à un cocktail culturel où ont été déclamé récitals de poèmes, saynètes, défilé de modes des élèves des écoles partenaires et membres du réseau des pairs éducateurs de
Pasco. Et le moment poignant aura été sans conteste le témoignage d’une PVV violée pendant la guerre civile du Congo-Brazzaville. La troupe Mwanza Nkongolo en a ajouté à ce tableau par un numéro
qui a ressassé les violences domestiques au foyer.
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