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L'ambassadeur de l'Union européenne en RDC, Jean-Michel Dumond, a annoncé une aide financière de 20 millions d'euros pour les victimes des violences sexuelles après sa condamnation de violations de droits de l'homme dans l'Est de la RDC par les groupes armés. "Nous essayons aussi d'intervenir.
C'est ainsi que nous allons débloquer quelque 20 millions d'euros supplémentaires dans les semaines à venir pour lutter contre les violences sexuelles", a déclaré
Jean-Michel Dumond, précisant que ces violations n'étaient pas seulement l'œuvre de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), mais aussi de différents groupes armés opérant dans la
région.
"Nous condamnons les violences qui interviennent dans cette région. Malheureusement, elles ne sont pas limitées au M23. Nous avons aujourd'hui des témoignages, par
exemple, dans la région de Pinga dans le Masisi au nord du Sud-Kivu, des massacres qui ont lieu à l'heure actuelle et qui sont le fait des groupes armés autres que le M23", a-t-il
affirmé.
Selon lui, les exactions que commet le M23 sont connues. A ce sujet, il a déploré la "mesure d'enrôlement forcé des mineurs". Ce mouvement avait déjà été indexé par
le récent rapport de l'ONG Human Rights Watch (HRW).
Selon ce rapport, des témoins ont affirmé à cette ONG qu'au moins trente trois nouvelles recrues et d'autres combattants du M23 avaient été sommairement exécutés
alors qu'ils essayaient de s'enfuir. Certains avaient été ligotés et abattus devant les autres recrues à titre d'avertissement.
L'une des jeunes recrues a déclaré à HRW: "Quand nous étions avec le M23, ils nous ont dit [que nous avions le choix] entre rester avec eux ou mourir. Beaucoup ont
tenté de s'enfuir. Certains ont été retrouvés et pour eux, cela a été la mort immédiate", d'après radiookapi.net.
Dans leur déclaration du 15 juin, les membres du Conseil des Nations unies avaient aussi condamné "fermement les massacres et les violences commis à l'encontre de
civils, des femmes et des enfants pour la plupart, par des groupes armés, dont les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda".
Combien de fois la communauté internationale va-t-elle condamner ces exactions sans que ces violences ne prennent fin ? Faudra-t-il continuer tout simplement à
condamner, même énergiquement ou avec la dernière énergie et s'arrêter là ? Ne faudra-t-il pas aller plus loin que la simple condamnation.
Que vaut une condamnation, de quelque manière qu'elle puisse être faite si elle n'est pas suivie de sanctions contraignantes ? En outre, l'on se demande si l'on
doit continuer à condamner les exactions des groupes armés sur les populations civiles en RDC avant de financer des projets visant à venir en aide à ceux qui sont victimes au quotidien de ces
violences ?
Comme qui dirait, certaines ONG tant nationales qu'internationales peuvent vivre grâce à la présence des groupes armés dont l'activisme se caractérise par des
violences. Un cercle vicieux qui a encore beaucoup de jours devant si la situation doit continuer de cette manière.
Kléber Kungu
AFRIQUE REDACTION . L'information en continu ! Afrique au cœur de l’actualité...Infos News sur la RDC, les brèves de la dernière minute. Synthèse sur l’actu internationale.
rdcongo-kinshasa, Nord et Sud KIVU, Kinshasa, Bas Congo, Dongo, Equateur, Maniema, Lubumbashi, les deux Kasai. Rédacteur en Chef : BONGOS Roger
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