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Mambasa: 60 morts dans un éboulement de terre

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Crée le 16-08-2012-  12h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le mercredi 16-08-2012 - 12h35 PAR :RADIO OKAPI

Des creuseurs dans une mine artisanale de cassitérites, Sud Kivu, 2006.

Plus de soixante creuseurs ont trouvé la mort, lundi 13 août, dans un éboulement de terre dans le secteur de Pangoy, situé à plus de 120 km de Mambasa, dans la Province Orientale. 

Des sources sur place indiquent que ces victimes se sont précipitées, à leur arrivée le matin dans la carrière, à entrer dans un puits de plus de 100 m de profondeur.

Selon les mêmes sources, le sol s’est renfermé tuant ainsi plus de soixante creuseurs qui se trouvaient dans ce trou.

Contacté à ce sujet, l’administrateur du territoire de Mambasa confirme les faits et déplore la mort de toutes ces personnes «innocentes».

Il regrette que cette carrière soit laissée à la portée de tout le monde, après les affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les hommes du chef milicien Paul Sadala, alias Morgan.

Ces rebelles sèment la terreur dans cette contrée, riche en coltan et en or.

A la fin du mois de mai, un groupe d’ONG nationales de défense des droits de l’homme avaient saisi l’auditeur militaire de garnison de Bunia sur des exactions de la milice armée Simba et son chef Morgan, dans le groupement de Bakaeko à Mambasa.

Selon des sources locales, ces hommes en armes excellent notamment avec de tueries en masse, des viols des femmes en plein air et pillages des biens de la population locale. Ces exactions ont poussé plusieurs habitants à se déplacer vers Mambassa-centre.

Etienne Nzadi, de la Fédération des jeunes pour la paix mondiale, avait indiqué que son organisation avait déjà saisi des autorités locales sur ces faits, mais en vain. Elle se dit déterminée à «poursuivre la lutte».

«Nous ne devons pas restés indifférents face à ce qui se passe. Ça fait déjà deux fois que nous avons écrit aux autorités sans obtenir gain de cause. C’est ce groupe armé qui a pris la population en otage dans les collectivités de Babila et Babombi, dans le groupement de Bakaeko dans les villages de Pangoyi, Itembo et Azoko», déclarait Etienne Nzadi.

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