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Créé le 12.03.10 à 06h10 - AFRIQUE REDACTION | SOCIETE | RDC | Mis à jour le Vendredi 12.03.10 à 06h32. Par : LE POTENTIEL
Le mot d’ordre du chef de l’Etat faisant de 2010 une année du social trouve du répondant dans la province du Katanga. Faisant sienne cette instruction, le
gouverneur Moïse Katumbi Chapwe ne s’est pas fait prier deux fois pour se mettre à l’œuvre. D’ailleurs, dans le cas de la province du cuivre, il s’agit plutôt de la poursuite des actions
entreprises depuis l’installation du gouvernement provincial.
« Tumechoka mateso » (En swahili : on est las de la misère). Ce slogan lancé par Moïse Katumbi Chapwe lors de la campagne électorale des législatives 2006 est devenu par la suite le leitmotiv de
son mandat à la tête de la province du Katanga. Sans relâche, il parcourt les coins et recoins de sa circonscription pour écouter les populations non seulement des villes mais aussi des villages
et tenter, dans la mesure des moyens disponibles, de répondre à leurs préoccupations. D’ailleurs, celles-ci se trouvent résumées de manière explicite dans les cinq chantiers de la République
initiés par le chef de l’Etat : infrastructures, emploi, éducation, eau et électricité, santé.
Cette itinérance du chef de l’Exécutif provincial l’amène à assurer le suivi des projets en exécution. Au début du mois de mars, il est revenu, après Bukama, au chef-lieu de la province. Il a
commencé par le zoo de Lubumbashi où il a effectué une visite surprise. Constat : l’herbe avait repris ses droits et l’entretien de même que l’alimentation des animaux devenait une gageure. Le
responsable du zoo a été réprimandé et invité à préserver le caractère attrayant de ce site touristique générateur de devises pour la province. Il l’a même instruit de reprendre contact avec le
club des amis du zoo de Lubumbashi afin de travailler pour un même objectif : entretenir le zoo, l’équiper de diversités fauniques du pays et d’ailleurs intéresser d’éventuels partenaires du
secteur.
En attendant et pour donner l’exemple, il a recommandé à la brigade d’assainissement de la ville de Lubumbashi pour le désherbage et curage des cours d’eau et canalisation du site.
D’un chantier à un autre, le mercredi 3 mars 2010, il a visité le Lycée technique Hodari de la commune de Rwashi. Il s’agissait dans cet important complexe scolaire, autrefois connu sous le nom
de Maria Goretti, de se rendre compte des travaux de réhabilitation mais aussi de construction d’un réfectoire, d’un dortoir et des toilettes. Travaux financés par une entreprise minière de la
place, en l’occurrence Rwashi Mining. Le gouverneur Moïse Katumbi de même que la responsable du Lycée technique Hodari, la sœur Ducia, ont remercié le responsable de Rwashi Mining pour son geste
en direction de la jeunesse congolaise. Ce n’est pas une contribution au chantier éducation de la République. Il faut souligner, en passant, quecette implication de Rwashi Mining est une réponse
à l’appel lancé par le gouverneur du Katanga aux entreprises minières œuvrant sur le sol katangais d’accompagner le chef de l’Etat dans la concrétisation des cinq chantiers de la République.
Du lycée Hodari, la délégation a visité l’hôpital militaire de Rwashi, bénéficiaire d’un transformateur électrique de plus de 420 kwa, don de Rwashi Mining.
Une enveloppe de 100.000 USD a été mise à la disposition de la section Lubumbashi de l’Institut supérieur des statistiques, répartie en parts égales entre les travaux de réhabilitation du
bâtiment et l’achat des ordinateurs.
Toujours en compagnie du responsable de Rwashi Mining, le numéro un du Katanga a visité la station de pompage de la Regideso située à l’entrée de la ville de Lubumbashi. Les travaux avancent
malgré la modicité de moyens. Trouvé sur place, le responsable de la Regideso/Katanga a présenté au gouverneur de province le besoin pressant d’un compresseur électrique afin de faciliter
l’évacuation des eaux sur le site. Sans se faire prier le responsable de Rwashi Mining a fait une promesse ferme d’offrir ce matériel utile à la réalisation du chantier eau dans le Katanga.
Point n’est besoin de rappeler la contribution à titre individuel de Moïse Katumbi à la mise en œuvre de ce projet qui lui tient à cœur de même que celui de l’électrification de Lubumbashi
Wantanshi et autres villes du Katanga. C’est ici qu’il faut relever la campagne de diabolisation initiée par certains politiciens katangais et entretenue dans les médias : « La province du
Katanga est gérée par des dons ». Des dons, parlons-en. Quel mal y a-t-il à mettre la main à la poche pour alléger tant soit peu la misère de ses compatriotes, là où le Gouvernement central
éprouve des difficultés à remplir ses obligations ou tarde à le faire? Les dons, ce n’est pas une invention katangaise. Tous les gouvernements du monde bénéficient des dons de leurs partenaires
bi ou multilatéraux. Personne n’en est offusqué. Au Katanga, on en fait une offense ! Dès lors, faut-il tous se croiser les bras et se prévaloir dans l’expectative? Les adversaires politiques de
Moïse Katumbi s’y complaisent et donnent l’impression d’être favorables à la paupérisation des masses populaires confrontées à la fois aux dures réalités socio-économiques internes et à la
conjoncture économico-financière internationale. La question que d’aucuns se posent est celle de savoir pourquoi un bienfait devrait-il être transformé en raillerie du moment que les
bénéficiaires ne s’en plaignent pas ?
C’est cette raison que les proches du gouverneur élu du Katanga réservent à tous les délateurs de leur leader cette sagesse : le chien aboie, la caravane passe. En tant qu’élu, Moïse Katumbi est
non seulement redevable vis-à-vis de son électorat mais également comptable de son mandat à échéance. D’où, il ne se lasse pas de faire du bien en faveur des démunis, des déshérités, des
abandonnés, des sinistrés. Bien plus, il s’est impliqué sans autre forme de procès dans la concrétisation des cinq chantiers de la République. Et pour cette année, il a fait sien le mot d’ordre
du chef de l’Etat qui veut 2010 soit l’année du social.
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