laredaction@afriqueredaction.com
journaliste-editorialiste@afriqueredaction.com
rogerbongos@afriqueredaction.com
Standard rédaction " Afrique Rédaction " Tél. : 00 33 7 62 08 18 18
laredaction@afriqueredaction.com
journaliste-editorialiste@afriqueredaction.com
rogerbongos@afriqueredaction.com
Standard rédaction " Afrique Rédaction " Tél. : 00 33 7 62 08 18 18
Créé le 27 -07-2010 à 11h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN | ACTUALITE | RDC | Mis à jour le mardi 27 -07-2010 à 11h00 : APA
Le gouvernement burkinabè considère l’accusation de sorcellerie comme une diffamation et se prépare en conséquence à appliquer les sanctions destinées à protéger les personnes victimes des violences consécutives à ces accusations, a appris APA, mardi, auprès du ministère en charge des droits humains.
« L’accusation de sorcellerie qui est invoquée pour justifier l’exclusion sociale constitue une atteinte portée à l’honneur et à la dignité de la personne, donc une diffamation » a estimé la ministre chargée de la Promotion des droits humains, Salamata Sawadogo.
La sorcellerie n’est pas reconnue par le législateur burkinabè, faute de disposer de preuves tangibles. Elle est cependant une réalité dans la croyance des populations. La violence qu’elle engendre au grand dam des personnes sans soutien, en l’occurrence les vieilles femmes et les veuves, fait qu’elle est aujourd’hui considérée comme un acte de violence faite au femme par une société « ignorante » et « intolérante ».
« Nous menons actuellement des actions de sensibilisation, mais après cela, il faut appliquer la loi » a prévenu Mme Sawadogo.
Le code pénal burkinabè prévoit qu’une personne coupable de simple accusation de sorcellerie risque un emprisonnement de deux à douze mois et une amende de 50 mille à 300 mille FCFA.
La destruction par le feu des maisons des personnes ainsi accusées est assimilée à un acte délibéré d’incendie et sanctionnée comme telle (5 à 20 ans d’emprisonnement). Mais jusque-là, ces peines ne sont pas appliquées dans leur effectivité
L’accusation de sorcellerie est monnaie courante au Burkina et aboutit généralement au bannissement des présumés ‘’mangeurs d’âme’’, voire à leur liquidation physique.
Des centres ont été créés pour accueillir ceux qui sont expulsés de leur village. A Ouagadougou la capitale, le Centre Delwendé et la Cour de solidarité de Paspanga abritent plus d’un demi-millier de femmes prétendues sorcières. D’autres centres existent en province. Le drame du sida a aggravé le phénomène de la perception de la sorcellerie.
Derniers Commentaires