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Nord-Kivu : Goma toujours sous protection de la Monusco et des Fardc

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Crée le 05-10-2012  06h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le vendredi 05-10-2012 - 09H30 PAR : LES DEPECHES DE BRAZZAVILLE

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Tout calcul du M23 visant à prendre le chef-lieu de la province ne se résumerait qu'à une pure élucubration, selon le porte-parole militaire de la Monusco, le Colonel Félix Prosper Basse. Alors qu'il venait récemment d'afficher son intention de marcher sur Goma en réaction aux troubles ayant émaillé le chef-lieu de la province du Nord-Kivu, la rébellion du M23 paraît avoir tempéré ses ardeurs.

 

La menace brandi par ce mouvement rebelle n'a pas été prise au sérieux tant par le gouvernement que par la Monusco qui l'assimile à une « propagande » de mauvais goût. À une dizaine de jours de l'ouverture du quatorzième sommet de la Francophonie prévu du 12 au 14 octobre à Kinshasa, la menace du M23 est perçue comme une simple vue de l'esprit étant entendu que, dans la réalité, cette force rebelle n'a pas les moyens de prendre Goma.

Interrogé à ce sujet, le porte-parole du gouvernement a déclaré qu'il ne voyait pas le M23 parvenir à cette fin sans l'aide du Rwanda. « Seule une offensive rwandaise serait prise au sérieux. Mais depuis que les Nations unies ont dévoilé le rôle central de Kigali dans cette rébellion, les Rwandais sont obligés d'adopter un profil bas. Même si le président rwandais, Paul Kagamé, dément la participation active de son pays auprès du M23, personne n'est dupe. De plus en plus isolé, il ne peut plus faire ce qu'il veut dans le nord du Kivu », soutenait Lambert Mende cité par radio Okapi. Même ressentiment du côté de la Monusco où on fait savoir que le dispositif militaire mis en place ne donne aucune chance au M23 de prendre Goma. Hyper sécurisée, la ville est sous contrôle des Casques bleus agissant en soutien aux Fardc. Des patrouilles diurnes et nocturnes sont régulièrement menées par les forces onusiennes prêtes à repousser toute velléité d'attaque partout où elle s'annonce.

En outre, les trois grands axes d'accès dans la ville, en l'occurrence, Rutshuru, Sake et le nord-est de la ville seraient actuellement verrouillés, à en croire le porte-parole militaire de la Monusco. La voie lacustre est également sous contrôle militaire avec le déploiement des éléments uruguayens déployés le long du fleuve pour prévenir toute attaque. À cela s'ajoute la forte présence militaire dans la ville avec des véhicules blindés postés dans différents carrefours pour annihiler toute incursion ennemie. Face à un tel dispositif sécuritaire, de nombreux observateurs font remarquer qu'il est impossible au M23 de prendre Goma, en moins que les forces onusiennes baissent volontairement les bras.

Positionnés à une trentaine des kilomètres de Goma, les rebelles semblent adopter un profil bas après avoir ressassé, sans conviction, sur leur projet de prise de Goma. « Il n'est pas sûr que les rebelles aient les moyens d'administrer cette ville de plus de 400.000 habitants. Ils ont été formés à faire la guerre et non la paix », fait observer une source onusienne.

Alain Diasso

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