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La Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monuc) va "renforcer" sa présence dans le nord-ouest pour "éviter que la situation se détériore" dans cette
région en proie à des violences armées depuis fin octobre, a annoncé mercredi le patron de la Monuc, Alan Doss.
"Aujourd'hui même, le commandant de la force, le général (Babacar) Gaye s'est déplacé à Gemena. Nous renforçons notre présence à Gemena pour décourager toute aventure", a affirmé M. Doss, lors
d'une conférence de presse à Kinshasa.
"Nous cherchons nous-même à mieux comprendre ce qui se passe" dans cette région, où des violences armées ont éclaté depuis fin octobre entre membres de l'ethnie Lobala (aussi appelés Enyele),
auxquels se sont joints d'anciens militaires, et les Bomboma, a-t-il ajouté.
Ces violences ont fait au moins une centaine de tués essentiellement à Dongo où les affrontements ont commencé. Ce village est situé à 200 km au sud de Gemena, chef-lieu du district du
Sud-Oubangui, dans la province de l'Equateur.
Au moins 115.000 personnes ont fui ces violences, dont plus de 77.000 se sont réfugiés au Congo-Brazzaville, selon des chiffres du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).
"Il faut absolument être ferme et en même temps, nous ne voulons pas que cette situation se détériore et nous devons surtout nous préoccuper de la population", a souligné le patron de la
Monuc.
"Je pense qu'il est très important qu'on ne laisse pas cette situation se détériorer", a-t-il insisté.
La situation était calme mercredi après-midi à Gemena. Lundi et mardi, une partie de la population avait fui la ville par peur des insurgés, mais aucun mouvement d'exode n'y était visible
mercredi, a constaté un journaliste de l'AFP.
Lundi, le président de la RDC, Joseph Kabila, a promis que l'ordre serait rétabli dans la région, où un grand nombre de policiers et de militaires ont été envoyés en renfort pour mettre fin aux
violences.
AFP
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