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Créé le 06.03.10 à 07h12 - AFRIQUE REDACTION | SANTE | RDC | Mis à jour le Samedi 06.03.10 à 07h30. Par : MAXISCIENCES/LP
L’Onusida est un programme de l’Organisation des Nations unies dont le but est de lutter contre la pandémie de Vih. Avec la participation d’Annie Lennox, il vient
de lancer l’agenda 2010-2014 pour améliorer la situation des femmes séropositives au Vih, et obtenir l’égalité entre les sexes pour les personnes victimes du Sida.
Cet agenda est mis en place afin de résoudre les problèmes d’inégalité entre les sexes vis-à-vis du Sida. Les femmes sont en effet plus exposées que les hommes au Vih (virus de l’immunodéficience
humaine). Cette maladie est la première cause mondiale de décès chez les femmes en âge de procréer (de 15 à 49 ans) : en Afrique du Sud, les femmes âgées de 15 à 24 ans sont trois fois plus
touchées par le Vih que les hommes du même âge et représentent 60% de la population infectée par le Vih. De plus, 70% des femmes sont victimes de violence à travers le monde : celles-ci ne
peuvent pas réclamer les moyens de prévention nécessaires lors des rapports sexuels.
D’après Suksma Ratri, membre du réseau des femmes séropositives d’Indonésie : «les informations sur la santé sexuelle et reproductive destinées aux femmes et aux filles séropositives sont encore
très limitées». Elle ajoute : «Il est très difficile d’avoir une vie sexuelle active en étant séropositive. Les choix des femmes et des filles qui vivent avec le Vih sont souvent limités
lorsqu’il s’agit de leur sexualité. Elles ont besoin d’un dispositif de soutien approprié et accueillant, qui leur permette de prendre des décisions librement concernant leur sexualité sans
qu’elles soient l’objet de discrimination ou de stigmatisation. Je pense que le plan d’action [de l’Onusida] constituera une excellente plate-forme, qui permettra aux pays de renforcer les
services en direction des femmes et des filles».
Ce plan doit permettre de déterminer les informations essentielles à apporter aux femmes selon leurs besoins, mais aussi d’augmenter les moyens et les actions menées, tout en incitant les
gouvernements à protéger les femmes et les filles contre l’expansion de la maladie.
Annie Lennox, défenseuse de la cause des femmes victimes du Vih, prône également une «sexualité sans risque» pour toutes. D’après elle, «nous avons besoin d’un grand mouvement pour le
changement». Et ces changements ne concernent pas seulement la sexualité : toujours d’après la chanteuse, cet agenda est «une occasion unique de placer au premier plan les réalités auxquelles
doivent faire face de nombreuses femmes et filles, et d’attirer l’attention sur les injustices auxquelles celles-ci sont confrontées. Autant de situations qui les exposent davantage au risque
d’infection par le Vih».
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