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Un projet d’accord a été soumis aux négociateurs. Las! Il ne dit presque rien de l’aide aux pays en développement
La Conférence de Copenhague sur le climat a connu vendredi matin, au terme de sa première semaine, une brutale accélération. Ses organisateurs, les responsables de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), ont lancé un premier projet d’accord global, qui vient s’ajouter aux multiples projets d’accord partiels en discussion depuis lundi. Un brouillon qui a retenu aussitôt toutes les attentions.
Le texte émane d’un organe subsidiaire de la conférence, chargé il y a deux ans à Bali d’organiser la lutte globale contre le changement climatique: le Groupe de travail spécial de l’action concertée à long terme au titre de la Convention (AWG-LCA). Il est accompagné d’un deuxième document, une esquisse d’une réactualisation du Protocole de Kyoto, produite par un organe jumeau: le Groupe de travail spécial sur les nouveaux engagements pour les parties visées à l’Annexe I, au titre du Protocole de Kyoto (AWG-KP). Logique puisque les deux textes, et les obligations qui les accompagnent, sont étroitement liés.
Le projet d’accord global est le plus novateur et le plus important, puisqu’il est censé mettre en ordre de bataille la communauté internationale tout entière. Y compris les pays restés jusqu’ici relativement passifs comme les Etats-Unis, du côté des pays industrialisés, et les pays en développement. Sur sept pages, il aborde plus ou moins brièvement tous les points en discussion, sans hésiter à proposer, entre crochets, des chiffres différents ou, plus significatif encore, à ne rien suggérer du tout. C’est que le document est un début et non une fin. Aux négociateurs de le corriger et de remplir les vides d’ici à vendredi prochain.
Qu’y trouve-t-on à ce stade? Le brouillon commence par réaffirmer quelques grands principes, ce que les diplomates du climat appellent la «vision partagée». Il réaffirme l’objectif global de lutte contre le réchauffement en recourant à des réductions substantielles des émissions de gaz à effet de serre, à des stratégies d’adaptation aux premiers effets du changement climatique, au développement et au partage des technologies propres ainsi qu’au déblocage des ressources financières nécessaires à cet immense chantier.
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