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Province Orientale: des sociétés chinoises accusées d’exploiter illégalement de l’or à Irumu

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Crée le 26-10-2012  07h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le vendredi 26-10-2012 -10H35 PAR : RADIO OKAPI

Des creuseurs dans une mine artisanale de cassitérites, Sud Kivu, 2006.

Les entreprises chinoises qui exploitent de l’or dans le territoire d’Irumu en Ituri dans la Province Orientale fonctionnent dans «une opacité totale», a déclaré jeudi 25 octobre à Bunia l’administrateur du territoire d’Irumu à l’issue d’une réunion de sécurité. Selon les autorités locales, l’administration minière n’a même pas accès au site exploité par ces sociétés chinoises. Une commission de contrôle a été mise sur pied à cet effet.

L’unique point examiné au cours de cette réunion de sécurité, ouverte également à la presse, a été l’exploitation de l’or par quatre entreprises dans le territoire d’Irumu. Parmi elles, il y a Fametal, basée à Komanda et Gold Dragon Ressources.

Pour les autorités locales, ces opérateurs économiques fonctionnent dans «une opacité totale». La division des mines, représentée au cours de cette réunion de sécurité, a reconnu n’avoir pas été autorisée à accéder aux sites où se déroule cette exploitation minière.

La société civile d’Irumu a aussi dénoncé le non respect, voire l’inexistence d’un cahier des charges de ces exploitants miniers avec les populations locales. En RDC, les contrats de concession d’exploitation minière ou forestière s’accompagnent généralement des clauses d’activités sociales au bénéfice des populations locales.

Le représentant de la Police nationale congolaise (PNC) a indiqué que ces entreprises faisaient sortir l’or chaque jour vers une destination inconnue, allant jusqu’à parler du «pillage des ressources naturelles».

Une commission d’enquête a été installée pour tirer au clair cette affaire d’exploitation minière. Elle doit commencer son travail ce vendredi. Sa première mission : étudier la conformité des documents de ces entreprises minières afin d’en tirer les conséquences.

Ce n’est pas la première fois que les autorités locales font une telle dénonciation.  Six expatriés chinois avaient été poursuivis en justice, en mars dernier,  pour exploitation illégale de l’or à Komanda et Nia Nia. Mais ils avaient été relâchés «sans raison», selon le Centre d’expertise, exploitation et certification des substances précieuses et semi-précieuses (Ceec).

Le service des Mines du district de l’Ituri avait aussi accusé près de cent mille orpailleurs d’exporter frauduleusement de l’or de la zone minière de Mongwalu, à 86 km au Nord-Ouest de Bunia vers les pays voisins.

Ces orpailleurs s’étaient établis dans les zones d’exploitation de la société minière de l’or de Kilo-Moto (Sokimo) dont une partie est sous la responsabilité de la sud-africaine Anglo Gold Kilo (AGK).