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Créé le 05.03.10 à 07h22 - AFRIQUE REDACTION | CONFLIT ARMÉ | RDC | Mis à jour le Vendredi 05.03.10 à 07h30. Par : Kingunza Kikim Afri/L’Avenir
Incroyable, mais pourtant vrai ! Il se passe quelque chose au Cimetière de la Gombe que nous ne pouvons passer sous silence. Il y a plus de deux années, suite à
la saturation du Cimetière de la Gombe, un Arrêté du Gouverneur de la ville de Kinshasa avait interdit l’inhumation des corps en ce lieu. Cette opération devrait être délocalisée pour Kinkole
dans la Commune de la N’Sele ou Benseke dans la commune de Mont Ngafula où des endroits appropriés sont disponibles.
Et pourtant, on ne sait trop pourquoi, peut-être pour des raisons que seules ne connaissent que l’administrateur du Cimetière de la Gombe ou les fossoyeurs qui y travaillent, on continue encore
à enterrer les corps dans ce site interdit. L’endroit devenant inapproprié, par rapport à sa promiscuité, on recourt à une autre façon d’inhumer les corps.
Loin de tout respect dû aux morts, à la Gombe, les corps de nouveaux venus prennent les pas, nous voulons dire le dessus, sur ceux qui les avaient précédés. Dans une même tombe, on enterre deux
morts et le premier a le malheur de voir ses traces disparaître au bénéfice du second.
Le cas le plus édifiant est celui de la disparition des tombes des artistes ci-après : Tino Baroza, Benjamin Yeya dit « Maboke Ngaliema » dont le nom s’identifie aux sketchs
congolais, Sam Samuel Makoma dit « Molangi ya pembe », « Mundele ndombe »,... Ils ont été tous dans ce Cimetière de la Gombe.
C’est de justesse que ceux qui, de par leurs minables moyens de bord, défendent les intérêts des artistes qu’on a pu récupérer les tombes de Bowané, Lucie Eyenga, Nsengo Diangenda, Encaquement
Mindondo, Monoko et Mopepe.
Cependant, on a pu dénombrer certaines tombes qui sont en perdition dont celles du guitariste Enoch Zamwangana de Zaiko Langa Langa, du guitariste Gerry Dialungana du Tp Ok Jazz et Bana Ok, du
chanteur Monza 1er. Si l’autorité de tutelle pouvait remettre de l’ordre dans ce secteur, c’est de deux mains que l’opinion applaudirait son implication. Après tout, qu’est-ce que nous lisons à
l’entrée du Cimetière de la Gombe ? N’est-ce pas que « Nous aussi, nous étions comme vous »! Pensez-y, messieurs les décideurs.
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