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80% des personnes vivant avec le Vih-Sida (PVV) en RDC vivent avec moins d'un dollar américain par jour. Actuellement, moins de 10% seulement des PVV bénéficient du traitement aux antirétroviraux, soit 32 000 sur 280 000 personnes atteintes. Ces chiffres ont été révélés lundi à Kinshasa par le directeur de l’Union congolaise des organisations et des personnes vivant avec le Vih-Sida (Ucop), le docteur Fidèle Benda, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida, rapporte radiookapi.net
Sida Des personnes représentant le ruban de Moore, symbole de compassion et de solidarité pour la cause du sida.
La situation des PVV congolais demeure préoccupante au vu des derniers chiffres, selon Dr Fidèle Benda. Pour renverser la tendance, plusieurs organisations
congolaises et internationales militent dans ce secteur. C’est le cas de l’Ucop. Cette organisation a soutenu un projet de loi portant protection des PVV. Ce projet a été finalement adopté à
l’Assemblée nationale en juillet 2008. Cette loi consacre l’accès gratuit aux médicaments antirétroviraux aux personnes vivant avec le Vih-Sida. Toutefois, le docteur Fidèle Benda reconnaît que
l'application de cette loi pose encore problème sur terrain. Actuellement estimé à 32.000, le nombre des PVV éligibles aux antirétroviraux va atteindre 45.000 personnes, d’ici 2011 sur les
280.000 personnes atteintes, révèle-t-il. « En 2002, nous avons commencé avec 500 malades sous traitement, aujourd’hui il y en a 32.000. On peut considérer que ces personnes sont
privilégiées. Le droit d’accès au traitement commence à être respecté. Ce droit est mis en œuvre dans des conditions très difficiles d’un pays aux ressources limitées et post-crise. Mais beaucoup
d’efforts restent encore à fournir », estime le médecin.
Pour l’instant, son organisation sensibilise la population et mène des activités de lobbying auprès des autorités pour obtenir un plus grand engagement. D’après lui, l’implication des PVV est
importante dans la lutte contre le Vih-Sida. « Ils[les PVV] savent comment ils ont attrapé le Vih-Sida et comment ils vivent cette situation. Ils sont donc mieux placés pour vulgariser
l’information sur cette maladie », déclare-t-il. Le docteur Benda lance, à cet effet, un appel au dépistage volontaire, parce que beaucoup de gens craignent encore de connaître leur état
sérologique.
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