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Créé le 19.03.10 à 06h10 | AFRIQUE REDACTION | CONFLIT ARMÉ | RDC | Mis à jour le vendredi 19.03.10 à 06h22. Par : LE POTENTIEL
La cité de Dongo, à l’Equateur, a été le théâtre des affrontements armés entre la police et une milice opérationnelle dans cette partie du territoire. Elle a été
désertée par les habitants qui ont trouvé refuge au Congo-Brazzaville. Raison pour laquelle, le président Kabila a dépêché auprès de son homologue congolais Sassou Nguesso, son directeur de
cabinet adjoint afin d’examiner les voies et moyens en vue du retour de ces réfugiés à Dongo.
Les ressortissants de la République démocratique du Congo réfugiés dans le nord du Congo/Brazzaville depuis octobre dernier, ne sont pas rassurés des conditions de leur retour. Ils l’ont dit au
lendemain de l’audience accordée par le président Denis Sassou Nguesso à Mme Louise Mayuma, émissaire de Joseph Kabila à Brazzaville.
A l’issue de son entretien avec le chef de l’Etat de la République du Congo à Brazzaville, le directeur de cabinet adjoint du président de la RD Congo a lancé un appel à ses compatriotes de la
province de l’Equateur de rentrer au bercail, estimant qu’il n’y avait plus de raison pour poursuivre leur séjour sur le territoire de la République du Congo, à Impfondo.
D’après les personnes concernées, les conditions de leur rapatriement ne sont pas encore favorables. Jean Bisanga, responsable d’une soixantaine d’écoles des enfants réfugiés de la RD Congo
conforte cette position : « Personne n’est prête à rentrer. Nous vivons l’insécurité de l’Equateur depuis ici. Les militaires que le gouvernement a envoyés ne circulent que sur l’Oubangi. Ils ne
vont pas dans les forêts où se trouvent les insurgés. Nous disons non ».
Pour lui, il faudra encore deux ou trois ans pour voir les réfugiés congolais rentrer au bercail. Même réticence côté HCR (Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés) qui éprouve déjà
beaucoup de difficultés pour accéder à certains sites comme celui de Liranga. «Nous n’avons pas été contactés par les autorités de la RDC à ce sujet. Nous ne croyons pas que les conditions soient
déjà réunies pour le retour de ces réfugiés», a déclaré à Radio Okapi un responsable du bureau du HCR à Impfondo qui a requis l’anonymat. Contacté, Paul Ndaytourou, nouveau représentant du HCR au
Congo/Brazzaville, s’est montré réservé.
Pour rappel, 82% des réfugiés de la RD Congo au Nord du Congo/Brazzaville, à Impfondo, sont des femmes et des enfants.
En revanche, environ 8000 personnes de 22000 qui avaient fui les affrontements à Dongo sont rentrées dans cette cité, selon un rapport d’une mission mixte des agences des Nations unies.
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