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Standard rédaction " Afrique Rédaction " Tél. : 00 33 7 62 08 18 18
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Dans un contexte hanté encore par des spoliations des aires protégées, l’occupation des parcs, l’exploitation illégale des minerais, se poser la question même de
savoir que peut faire le Congolais Pasteur Cosma Wilungula à la tête de la Direction Générale de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, ICCN en sigle, c’est réveiller les vieux
démons des espèces rares fauchées par les braconniers et les rebelles. Mais la question, malgré tout, mérite d’être posée pour rassurer les uns et, encourager les autres à soutenir les efforts
entrepris pour la protection des réserves des chasses, des faunes à Okapi et autres.
C’est ainsi qu’il nous a paru important d’aborder cette question, soulevée par notre nos confrères de la radio onusienne, compte tenu du potentiel intelligence
contenu dans un destin. L’Adg de l’Iccn est un homme discret, pasteur d’une très grande communauté à travers le monde, il a forgé son destin par la force du travail et la foi inébranlable en la
justice divine. Que faut-il faire pour protéger, conserver la nature, les espèces rares comme les rhinocéros blancs et réhabiliter le tourisme en RDC ? Il a fait beaucoup de choses et est en
train d’en faire encore et toujours pour sortir l’Iccn du gouffre. Il, c’est le Pasteur Cosma Wilungula, l’ADG de l’ICCN. Seulement, les problèmes de protection des aires protégées sont profonds
et nécessitent davantage de besoin en dotation en armes et minutions aux gardiens de la part du gouvernement.
Se focalisant sur l’homme, un mécanisme d’encadrement est mis en place pour réduire le taux des spoliations des aires protégées par les populations riveraines, les
rebelles et les braconniers. S’agissant des populations riveraines, elles sont constituées en comité grâce aux multiples initiatives de l’ADG de l’ICCN, dans le but de les impliquer à la
protection et la conservation de ce patrimoine national. Cette importante alternative offre aux communautés des projets d’intérêts communs par la formation au mécanisme de fumage des poissons, à
l’agriculture, avec les semences améliorées et même le mode d’élevage, en lieu et place de tuer les singes. Un bonobo tué, par exemple, rapporte plus ou moins trente dollars. Tandis qu’un
touriste qui vient visiter un Bonobo paie trois à quatre cent dollars. Aujourd’hui, Cosma a suffisamment organisé l’Iccn à sensibiliser la population riveraine à la culture et au respect de
l’environnement.
«Nous ne sommes pas très différents avec nos pays voisins, même, sur le plan de revenu réel par habitant. Le Parc Reine Elisabeth de l’Ouganda, en face du parc de Virunga, a des antilopes, Zèbres qui cohabitent avec les chèvres et autres animaux domestiques et personne ne peut oser tuer ces animaux ». Pasteur Cosma Wilungula travaille déjà au défi de l’heure, notamment de quelle manière contourner l’impossibilité de l’ICCN à bénéficier des valeurs universelles exceptionnelles que l’on appelle les merveilles du monde. Affrontant les contradictions et c’est à la tête de son comité qu’il a mis en place un mécanisme de financement des activités des aires protégées qui constituent, aujourd’hui, le salut de la RDC de demain et principalement aussi de toute l’humanité. «La RDC est le seul pays en Afrique qui a 5 sites naturels inscrits sur la liste du patrimoine mondiale, ce qui signifie que la RDC a des valeurs universelles exceptionnelles que l’on appelle les merveilles du monde. Ce sont les parcs de Virunga, Garamba, Kahuzi Biega, Salonga et la réserve de faune à Okapi».
Les merveilles du monde, se sont des espèces rares, des écosystèmes rares qu’on trouve seulement dans certains coins de l’Humanité et qui sont protégées pour l’humanité toute entière. Ces efforts démontrent l’intérêt qu’il y a, au niveau de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature. Comme résultat collatéral de cette cogitation, c’est le code forestier, la loi qui gère ce secteur, qui les oblige à aller jusqu’à 15% des aires protégées soit 350.000 kilomètres carrés à atteindre. Sillonnant les villages, discutant avec les congolais riverains de l’arrière-pays, il se fait une idée exacte de la manière dont il convient d’aborder la question de la conservation et la protection des aires protégées, parcs et réserves de faune à okapi et du développement communautaire. Homme disponible, cadre compétent affirmé, il reste tout de même un homme très discret et d’une forte amabilité.
Stratégie d’implication des communautés « Nous avons mis en place la stratégie nationale de la conservation communautaire pour impliquer les communautés à la
conservation. Nous aménageons les routes, nous apprenons aux gens de cultiver les champignons, à domestiquer les abeilles et les pousser à l’agriculture améliorée pour faire comprendre à la
population que le parc est un atout et un vecteur de développement », a-t-il fait savoir. L’entreprise a tout de même la chance de rebondir avec le tourisme. Au mois d’avril prochain, a fait
savoir le Pasteur Cosma Wilungula, l’ICCN inaugure le 1er Hôtel de Parc. « Nous sommes capables de générer des recettes de plus d’un milliard de dollars par an comme le Kenya. Nous venons de
lancer le tourisme avec les merveilles et les parcs d’attractions touristiques qui attirent. Demain, la RDC sera la seule destination touristique en Afrique », a-t-il ajouté.
Que peut faire pasteur Cosma ? Il peut tout faire à condition que le gouvernement lui offre une dotation en armes et munitions pour faire face aux braconniers.
L’Iccn à la possibilité d’augmenter sa protection et il peut être même performant car son personnel est issu des meilleures écoles professionnelles et techniques du pays et de l’étranger. L’homme
qui est à la tête de l’Iccn a la carrure qui correspond et il est possible que si le gouvernement le soutient, il accomplira sa mission pour le bénéfice des congolais. « La première mission que
Dieu a donné à l’homme dans le jardin d’Eden était de cultiver et protéger la terre », a-t-il conclu.
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