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Traque contre les hommes de Joseph Kony, le n°3 de la LRA tué sur le territoire centrafricain

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Crée le 01-09-2012-13h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le samedi 01-09-2012 -   13h18 PAR :OBSERVATEUR 

              Dominic Ongwen


Le numéro 3 de l'armée de la résistance du Seigneur (LRA, Lord's Resistance Army), Dominic Ongwen, l'un des lieutenants de Joseph Kony, a été tué dans la forêt en territoire centrafricain par l'armée ougandaise, au cours d'un accrochage survenu le 27 août.  Le communiqué publié à ce sujet ne précise pas le lieu exact de l'affrontement, mais il annonce que l'un des principaux adjoints de Joseph Kony, le n° 3, a été tué ainsi qu'un autre rebelle. Des armes et quelques équipements de cette faction rebelle ont été saisis par les troupes loyales ougandaises au cours des affrontements, ajoute le communiqué sans beaucoup de précision.

Dominic Ongwen, considéré comme le chef de la stratégie militaire de la LRA, avait été enlevé par cette rébellion quand il n'était qu'un jeune garçon. Il est ensuite devenu l'un des commandants les plus redoutés de la rébellion de Joseph Kony.

Le communiqué ajoute que le rebelle tué était, de son vivant, l'un des 3 commandants de l'Armée de la résistance du Seigneur  longtemps recherchés par la Cour pénale internationale (CPI), pour de nombreux chefs d'accusations dont le crime contre l'humanité.

De nombreuses traques menées contre cette rébellion l'ont poussée à adopter une certaine stratégie :  la LRA s'est divisée en petits groupes selon la volonté de son chef Joseph Kony. Ce dernier se cacherait actuellement dans les zones frontalières entre le Sud-Soudan et la République démocratique du Congo et quelquefois en République centrafricaine.

C'est en petits groupes que les rebelles de la LRA opèrent désormais, une stratégie qui paie bien, car, aujourd'hui, bien que numériquement réduits, les hommes de l'Ougandais Joseph Kony disposent encore d'un pouvoir de nuisance fort remarquable.

Depuis plus de 25 ans, elle mène une insurrection contre le gouvernement ougandais. Elle est tristement célèbre pour ses exactions commises sur des civils, notamment, les viols, les amputations des membres, les enlèvements d'enfants pour les utiliser comme esclaves sexuels et comme leurs porteurs.

 

Capture du numéro 4

Le 12 mai dernier, L'armée pour la résistance du Seigneur (LRA) a enregistré un autre coup sérieux. Caesar Acellam, proche collaborateur du leader de Joseph Kony, avait été arrêté par l'armée ougandaise à la frontière entre la République centrafricaine (RCA) et la République démocratique du Congo. Cesar Acellam est le plus haut responsable de la LRA fait prisonnier à ce jour. Il en est le n°4 juste derrière ses trois principaux chefs, Joseph Kony, Okot Odhiambo et Dominic Ongwen, tous recherchés par la Cour pénale internationale (CPI).

La capture Caesar Acellam était intervenue après un bref échange de tirs entre des soldats ougandais et des rebelles de la LRA, une secte politico-religieuse ougandaise, dont le chef, Joseph Kony, est sous le coup d'un mandat d'arrêt international de la Cour pénale internationale (CPI).

Cependant,  ce dernier a toujours réussi jusqu'à présent à s'échapper, se déplaçant en se cachant dans au moins trois pays de la région : la République centrafricaine, le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo. Trois pays qui s'apprêtent d'ailleurs à rejoindre une coalition de quelque 5 000 soldats réunis par l'Union africaine pour épauler la centaine de conseillers militaires américains envoyés sur place depuis octobre 2011.

Les Nations unies estiment que le chef charismatique de la LRA,  Joseph Kony, contrairement à son habitude consistant à rester au même endroit un mois ou deux, aurait changé de stratégie en se déplaçant désormais chaque jour.

Créée à la fin des années 80 dans le nord de l'Ouganda, la LRA est sinistrement connue pour ses enlèvements d'enfants, qu'elle transforme en combattants ou en esclaves, et pour ses mutilations de civils. Depuis qu'elle a été chassée d'Ouganda, elle opère depuis les autres pays de la région - Centrafrique, Soudan du Sud, Soudan, et République démocratique du Congo (RDC). Les forces ougandaises ne sont autorisées à intervenir ni RDC ni au Soudan.

 

Force militaire de 5 000 hommes

L'Union africaine (UA) avait mobilisé samedi 24 mars à Djouba, capitale du Sud-Soudan, une force militaire de 5000 hommes pour traquer le chef rebelle ougandais de la LRA, Joseph Kony. Cette force placée sous le commandement de l'Ouganda est composée des soldats ougandais, sud-soudanais, congolais et centrafricains.  Une force qui, du reste, est soutenue par environ 100 soldats des forces spéciales américaines.

 

Kléber Kungu

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