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Créé le 12.03.10 à 06h10 - AFRIQUE REDACTION | CULTURE | RDC | Mis à jour le Vendredi 12.03.10 à 11h32. Par : AFRICANEWS

Pascal Rimani cherche désespérément à qui remettre les précieuses œuvres d’art de la RD-Congo subtilisées au Musée de Kananga avant d’être frauduleusement sorties par l’aéroport international de
N’Djili à bord d’un régulier d’Air Maroc sur présentation d’un mandat dûment signé par une autorité provinciale du Kasaï occidental. Qui a volé le panier et les tapis du Roi Kuba?
AfricaNews soulève un lapin. Un très gros lapin. En ce moment précis où la RD-Congo s’apprête à célébrer les 50 ans de son accession à l’indépendance, où le comité scientifique...
du Commissariat général du Cinquantenaire cherche à réécrire l’Histoire, la vraie histoire, toute l’histoire du pays, ses œuvres d’art anciennes d’une grande valeur financière mais dont le coût
n’a pas été estimé circulent allégrement entre les mains inexpertes à Paris, capitale de la France. Il s’agit du panier de sagesse et des tapis Showa de grande valeur historique et culturelle que
l’on remettait au Roi Kuba, une fois investi dans ses fonctions. Les tapis lui servaient de marchepieds et le panier de garde du trésor. C’est ce que des sources proches du musée d’arts de la
ville de Kananga d’où ces œuvres ont été subtilisées, avant l’année 2004 à en croire les données chiffrés de l’inventaire effectué à cette période, par un malin quidam avec la complicité des
personnalités de premier rang des milieux politiques de cette ville.
Une véritable saga qui cacherait mal des zones d’ombre. L’affaire est révélée par Pascal Rimani, un homme d’affaires français, né à Marseille, en France, en conflit
avec son associé RD-congolais, Jean-Jacques Kayembe Ntumba. A Paris où il séjourne actuellement, Rimani est entré en contact avec tous pour pouvoir rapatrier ce patrimoine culturel RD-congolais.
Il a même écrit à Fréderic Mitterrand, le ministre Sarkozy de la Culture. Le neveu de l’ancien Président français François Mitterrand n’a pas bronché. Tout un mystère. L’attitude de cette grande
figure du gotha culturel et cinématographique fait jaser. Des investigations menées par AfricaNews, il ressort que l’histoire du vol de ces œuvres artistiques kuba à valeur historique et
culturelle immense ne serait peut être jamais connue du grand public, si les deux associés en affaires ne se seraient pas pris en grippe.
Pascal Rimani est un investisseur français ayant des affaires florissantes à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï occidental. Il opère dans les milieux culturels locaux où il a eu à marquer
des esprits par certaines organisations telles que le Festival culturel Showa -FESCUS 2009- à l’occasion du jubilé d’or de la ville de Kananga pour ses 125 ans comme poste d’Etat et 50 ans comme
ville. Il fallait le faire bien que cela semble être son activité secondaire comme on le verra ci-dessous. Il a pour associé dans la société SALOME SPRL, spécialisée dans l’import, export et la
prospection minière, Jean-Jacques Kayembe Ntumba, un RD-Congolais naturalisé Français, frère de l’ambassadrice de la RD-Congo en Tunisie, où il réside actuellement.
Pot-aux-roses
Nul ne sait quand les deux copains en sont venus à la brouille sauf à partir de cette date du 5 décembre 2009 quand Pascal Rimani, en séjour à Paris, prend sa plus belle plume et adresse une
missive au Musée national de Kananga, plus précisément à son directeur provincial Christophe Mbombo wa Mashala. Les copies du courrier sont réservées entre autres à Frédéric Mitterrand, ministre
français de la Culture, et au directeur général de l’Institut des Musées nationaux du Congo -IMNC-, à Kinshasa. L’auteur de la lettre informe les destinataires qu’il est en possession d’un panier
du Roi Kuba et des tapis Showa que Jean-Jacques Kayembe Ntumba a laissés en instance à son domicile. «Veuillez m’indiquez à quelle autorité officielle dois-je remettre les objets contre
attestation de réception!», supplie presque Pascal Rimani. L’auteur en profite au passage pour faire une passe au directeur du Musée national de Kananga, et cela n’est pas sans intérêt:
«Concernant les différents projets d’expositions, je vous prie de bien vouloir prendre, dorénavant, directement contact avec mademoiselle Marie Perrier, chargée des expositions au Musée des
Confluences ainsi qu’au Musée africain de Lyon et la Mairie de Loyettes», écrit-il. Inespéré lobbying. Aussi curieux que cela puisse paraître, cette lettre est demeurée sans réponse jusqu’à ce
jour. Le neveu de l’ancien locataire de l’Elysée n’en a eu cure. Mbombo non plus.
Ce qui a poussé Rimani à se poser la question de savoir si ces œuvres d’art présentent un réel intérêt et pour la France où ils se retrouvent et pour les
personnalités RD-congolaises concernées par sa démarche: «N’ayant eu à ce jour aucune réaction du Musée national de Kananga ni de l’IMNC, j’ai décidé, face à ce qui semble être une indifférence
totale par rapport au détournement d’une œuvre d’art appartenant au patrimoine national congolais, d’user d’autres voies pour faire entendre ma voix», martèle Rimani en désespoir de cause.
Pourquoi Mitterrand s’est il tu? Mais pourquoi le ministre ne s’est il donc pas ému que la France héberge des objets illicitement trafiqués? A-t-il voulu protéger son compatriote Kayembe -qui
s’est naturalisé français? Rimani, lui, souligne que Jean-Jacques Kayembe Ntumba a sorti ces objets d’art de l’aéroport de N’Djili un certain 15 juin 2008 par un régulier d’Air Maroc sur
présentation, aux services de la DGM, d’un mandat officiel dûment signé lui délivré par une autorité provinciale le 12 janvier 2008 -plusieurs autres allers-retours ont eu lieu après cette date.
Coup de théâtre.
L’aveu
Le 1er mars 2010, de la France où il se trouve également, Jean-Jacques Kayembe Ntumba écrit à une demoiselle non autrement identifiée mais qui, selon les propres termes de sa lettre, serait la
troisième personne associée dans SALOME SPRL. Le dernier paragraphe de ce message est assez révélateur: «Je profite de cette occasion pour rappeler à votre associé que les autorités congolaises
qu’il avait contactées avec promesse de restituer les œuvres d’art, soit disant volés au Musée de Kananga qu’il détient par devers lui de telle sorte que l’on se demande comment et quelle police
l’a aidé à entrer en leur possession, attendent ce geste de sa part». Les pièces du puzzle semblent se tenir à ce niveau quand celui-ci termine sa correspondance par ces termes: «Ainsi, je
pourrais par cette voie, récupérer en toute légalité mes tapis Kuba et le panier que je lui avais confiés en toute confiance». Pas besoin d’être magicien pour saisir entre les lignes que ces
fameuses autorités RD-congolaises seraient ces personnes clé qui auraient avalisé l’obtention et la sortie des œuvres d’art.
Un peu comme sont sorties incognito la plupart des objets d’art de la RD-Congo et dont certains sont exposées dans les musées à travers le continent européen et
renflouent les caisses des pays hôtes. Pas une seule ONG n’ose sonner le tocsin pour dénoncer cette autre forme de pillage des ressources africaines. Pas non plus une seule autorité pour arrêter
ce fléau. Sinon, on ne s’expliquerait pas le fait que Kayembe s’attende à ce que ces autorités se chargent de lui remettre ses pièces rares de l’art Kuba. Offusquant. Des sources dignes de foi
indiquent que ces objets d’art ne peuvent pas s’obtenir ni se vendre n’importe comment. Dans le cas d’espèce, il y a eu anguille sous roches. Des sources attestent que Kayembe, le prétendu
propriétaire de fameux objets d’art, aurait bénéficié de la couverture d’un haut cadre de la Banque centrale du Congo, succursale de Kananga, son parent de surcroît, qui finançait les opérations
selon le besoin. La toile est donc vaste. Aux autorités de la démanteler.
Laurent Buadi
On ne peut pas descendre aussi bas dans la mediocrité, en publiant un article sans la moindre investigation. Par simple complexe d'inferiorité ? Juste une soumission à quelqu'un qui est persuadé que la couleur de sa peau est un don du ciel ? Combien il vous a payé pour vous rendre ridicule à ce point ?
Avez-vous conactez les autorités de Kananga ? La "HONTE".
Quand vous saurez à qui vous avez affaires, vous vous rendrez compte à quel point vous avez fouler au pieds le métier de journaliste.