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Ba musiciens baleli makasi : L’”impossible réconciliation entre les musiciens et les combattants” : faut-il supplier les combattants ou courir le risque de les braver en organisant des concerts

Ba musiciens baleli makasi : L’”impossible réconciliation entre les musiciens et les combattants” : faut-il supplier les combattants ou courir le risque de les braver en organisant des concerts

Au centre, Boketshu 1er, l’un des leaders du combat dans la diaspora, à Bruxelles marchant contre l’imposture installée en RDC. Le plus virulent dans le combat contre la Kabilie


 

Les producteurs et les responsables des salles menacées de fermeture qui ne savent quoi faire sont-ils dans l’obligation de faire recours à la négociation ou forcer les choses en organisant leurs activités.

Supplier les Combattants ou courir le risque de les braver en organisant quand même des concerts ? Les producteurs et les responsables des salles menacées de fermeture ne savent quoi faire. En fin de compte, la sagesse recommande de négocier la paix des braves. Signalons que cet embargo frappe aussi les musiciens congolais de la diaspora réunis au sein de l’Association Congo Sebène. Même Boketshu Ier a eu dernièrement des difficultés pour célébrer ses 50 ans.

D’où, les regrets de Nyboma Danos Canta (président élu). L’intransigeance des chefs de la résistance de Paris, Londres et Bruxelles ne flanche pas. Jamais il n’a connu un embargo aussi virulent dans sa longue carrière. De tentatives de négociation s’envolent comme fumée au vent.

Il y avait pourtant une solution. JB Mpiana a tout gâché en défiant les combattants. L’héroïque Marie-Paul qui rêvait de Zénith en récompense est lui aussi désabusé. S’étonner de cette ambiguïté ? « La personne qui combat pour une cause n’a rien à exiger », lui-a-t-on répondu. Et Marie-Paul s’est tu.

Entre-temps, le combat a changé de forme. De branches gérées par des jeunes totalement affranchis des chefs connus (Martin Sali, Odon Mbo, Babin Mosombo et autres) agissent et réagissent de façon autonome. Plus déterminés, ils demeurent libres dans leur façon de fonctionner et assument leurs actions. N’écoutez donc pas tous ces fanfarons qui débarquent à Kinshasa pour raconter des âneries. Ce comportement est irresponsable.

Un dialogue franc et un compromis pourraient détendre la situation. Les combattants de Londres en décrétant en 2006 cet embargo contre les productions scéniques en Europe ont créé une monstrueuse pieuvre dont les tentacules repoussent à volonté…

En faisant le tri des rumeurs, on découvre que l’aversion contre certaines stars kinoises demeure le principal obstacle. Personne n’envisage d’assister à un concert de Werrason, Koffi Olomide, Wazekwa, Papa Wemba, Reddy Amisi, JB Mpiana, L’Or Mbongo… en Europe avant 2017. Pensez qu’on a sanctionné même les musiciens chrétiens de la diaspora !

Quatre vedettes à ce jour sont exceptionnellement épargnées : Kanda Bongo, Awilo Logomba, Lokwa Kanza et Canta Nyboma.

Des stars adulées qui évoluent en toute liberté sur toute la planète et démontre qu’on peut donner un spectacle propre. En attendant, l’Association Congo Sébène qui s’est engagée à promouvoir la culture congolaise a engagé un dialogue franc et espère un compromis qui pourrait détendre la situation.

Mais que cessent les provocations contre les combattants qui desservent les Fally, Fabregas et autre Ferre qui n’ont rien fait. Oubliez ces farfelus qui publient des vidéos sur You tube. Paris, Bruxelles, Londres, Genève, New York regorgent des intellectuels-combattants  plus brillants que Rex Kazadi !

Hier et aujourd’hui, qui travaillent dans nos ambassades ? Réponse : des apatrides et autres expatriés partageant le quotidien des combattants ! Même entourage, mêmes problèmes, même combat pour exister. Cette histoire des combattants finira bien par s’arrêter quand les passions s’estomperont…
Nila Mbungu/mediacongo Echo de Kinshasa

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