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Ban Ki-moon  ira très prochainement en Corée du Nord voir Kim Jong-Un.

Ban Ki-moon ira très prochainement en Corée du Nord voir Kim Jong-Un.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon va se rendre en Corée du Nord, ce qui représenterait le premier voyage dans l’État communiste d’un chef de l’ONU depuis 20 ans, a annoncé lundi l’agence Yonhap.

Citant une source haut placée à l’ONU ayant requis l’anonymat, l’agence de presse sud-coréenne indique que M. Ban pourrait effectuer cette visite dans la semaine, bien qu’aucune date précise n’ait été fournie.

Le bureau du porte-parole de l’ONU à New York a refusé de s’exprimer sur cette information.

La source a dit à l’agence Yonhap que M. Ban était presque sûr de s’entretenir avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un.

«Il est inconcevable que le secrétaire général de l’ONU visite la Corée du Nord et ne rencontre pas le chef suprême de cet État membre de l’ONU», a estimé la source.

M. Ban devait initialement se rendre en Corée du Nord en mai 2015, mais Pyongyang avait retiré son invitation au dernier moment.

Aucune explication officielle n’avait été donnée à l’époque, mais cela avait été interprété comme une réponse à des déclarations que Ban Ki-moon avait faites à Séoul, dans lesquelles il mettait en garde le Nord contre l’augmentation des tensions dans la péninsule.

Deux secrétaires généraux des Nations unies se sont rendus en Corée du Nord – Kurt Waldheim en 1979 et Boutros Boutros-Ghali en 1993. Ce dernier avait rencontré le dirigeant de l’époque Kim Il-Sung afin d’évoquer les tensions autour des ambitions nucléaires de la Corée du Nord.

Si elle se confirmait, il ne s’agirait pas de la première venue de M. Ban en Corée du Nord. Il avait traversé la frontière pour visiter la zone industrielle intercoréenne de Kaesong avec une délégation de diplomates étrangers en 2006, quand il était ministre des Affaires étrangères de la Corée du Sud.

Séoul à l’affût d’un tir de missile par Pyongyan

La Corée du Sud a par ailleurs annoncé lundi être à l’affût du moindre signe de tir imminent de missile par la Corée du Nord au moment où Pyongyang a selon la presse sud-coréenne établi une zone d’exclusion maritime au large de ses côtes orientales.

L’agence sud-coréenne Yonhap, citant une source gouvernementale, a rapporté que la Corée du Nord avait interdit la navigation dans un certain périmètre au large de la ville côtière de Wonsan entre le 11 novembre et le 7 décembre.

Le ministère de la Défense à Séoul a expliqué que Séoul et l’Organisation maritime internationale n’avaient reçu aucune notification officielle de cette décision. Le gouvernement japonais a dit aussi ne pas avoir été informé.

Cela laisse à penser que la zone d’exclusion maritime concerne seulement les bateaux nord-coréens.

Dans le passé, de telles mesures n’ont pas toujours été suivies par des tirs de missile mais Séoul a déclaré vouloir être vigilant.

«Nous surveillons la situation de près (…) et nous suivons de près tout ce qui peut avoir un rapport d’un point de vue militaire», a déclaré un porte-parole du ministère, sans autre précision.

La Corée du Nord procède régulièrement à des essais de missiles de courte portée en mer Orientale dans le cadre de ses programmes militaires ordinaires ou pour démontrer sa force dans des moments de fortes tensions.

Les résolutions de l’ONU font interdiction à Pyongyang d’utiliser toute technologie en rapport avec les missiles balistiques.

La Corée du Nord, qui développe un programme militaire, affirme avoir mis au point des missiles de longue portée capables d’atteindre les États-Unis. Mais de nombreux spécialistes estiment que Pyongyang est à des années d’obtenir une capacité ICBM (missiles intercontinentaux) crédible.

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