Share
Béni en RDC, continue de compter ses morts “35 déjà” dans un silence de la communauté internationale

Béni en RDC, continue de compter ses morts “35 déjà” dans un silence de la communauté internationale

Béni en RDC, continue de compter ses morts “35 déjà” dans un silence de la communauté internationale
Summary:
L’Est de la République démocratique du Congo continue de compter ses morts. Dans la nuit de samedi à dimanche, une trentaine de civils ont été massacrés dans la ville de Béni. Une attaque qui selon les autorités congolaises porte la marque des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF).

0%

Béni en RDC, continue de compter ses morts "35 déjà" dans un silence de la communauté internationale

L’Est de la République démocratique du Congo continue de compter ses morts. Dans la nuit de samedi à dimanche, une trentaine de civils ont été massacrés dans la ville de Béni. Une attaque qui selon les autorités congolaises porte la marque des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF).

La ville de Béni, dans l’est de la République démocratique du Congo a de nouveau été le théâtre de massacres. Des présumés rebelles ougandais sont accusés d’avoir tué une trentaine de civils dans la nuit de samedi à dimanche. L’annonce a été faite ce dimanche, après que les corps ont été retrouvés dans le quartier de Rwangoma, a affirmé le lieutenant Mak Hazukay, porte-parole de l’armée.

Selon Gilbert Kambale, président de la société civile de la ville de Beni, “35 corps” ont déjà “été ramenés à la morgue de l’hôpital de Béni”. Mais “la recherche de corps continue”, a précisé le porte-parole de l’armée.

Comment a-t-on pu arriver à de telles atrocités ? Pour l’armée congolaise, il ne fait aucun doute que cette attaque est l’oeuvre des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). A en croire le lieutenant Hazukay, les ADF ont “contourné” les positions de l’armée “pour venir massacrer la population en guise des représailles” aux opérations militaires en cours dans la zone.

Une attaque qui survient trois jours après le passage du chef de l‘État congolais Joseph Kabila dans la ville de Béni ; une visite au cours de laquelle il avait promis à la population de tout mettre en oeuvre pour “imposer” la paix et la sécurité.

Le territoire de Béni, dans l’est de la RDC, subit de récurrentes agressions depuis 2014 visant particulièrement les civils. Si pour le gouvernement congolais et la Monusco ces attaques sont le fait des rebelles ADF, un récent rapport du Groupe d‘étude sur le Congo de l’Université de New York fait également porter la responsabilité à d’autres éléments armés, parmi lesquels les soldats de l’armée régulière. Avec AFP

Laisser un commentaire