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Beni : Encore un massacre insupportable ! Trois femmes tuées dans une attaque attribuée aux rebelles ougandais

Beni : Encore un massacre insupportable ! Trois femmes tuées dans une attaque attribuée aux rebelles ougandais

 

Trois femmes ont été tuées jeudi soir dans l’est de la République démocratique du Congo dans une attaque attribuée aux rebelles musulmans ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), a-t-on appris vendredi de sources concordantes. Les « jihadistes ADF » ont attaqué entre 16H30 et 17H30 GMT Mayi-Moya, à environ 45 km au nord de la ville de Beni, dans la province troublée du Nord-Kivu, annonce dans un communiqué le Centre d’Etude pour la promotion de la Paix, la Démocratie et les Droits de l’Homme (Cepadho).
« Au cours de cette attaque, les terroristes ont tué trois civils (des femmes) et incendié quatre maisons, dont une habitation et trois boutiques », précise le texte, qui souligne que fin juin le village avait déjà subi une incursion qui avait fait trois morts.
Interrogé par l’AFP, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a confirmé une « incursion des rebelles ADF, qui ont attaqué une position militaire » et qui, au final, ont « tué trois femmes et brûlé une dizaine de maisons« . Il a ajouté qu’il y avait eu des « affrontements » entre militaires et rebelles mais n’a pas pu dire si des pertes avaient été enregistrées d’un côté ou de l’autre.
Cette attaque survient après que, le 14 juillet, neuf personnes ont péri dans un nouveau massacre perpétré par de présumés rebelles de l’ADF dans le territoire de Beni, dans le nord du Nord-Kivu. Samedi, l’armée a lancé une « opération de ratissage » contre l’ADF, accusée de la série de massacres qui a fait plus de 400 morts – essentiellement des civils tués à l’arme blanche dans le territoire de Beni.
Mardi, l’armée a annoncé la reprise d’une position stratégique des rebelles, opposés au président ougandais Yoweri Museveni et installés depuis 1995 dans le territoire de Beni, où ils se livrent notamment à un lucratif trafic de bois. Début juin, le président Joseph Kabila a remplacé le commandant de l’opération militaire contre les groupes armés dans le nord du Nord-Kivu.
Le Nord-Kivu est déchiré depuis plus de vingt ans par des conflits armés alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des riches ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales.

AFP

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