Share
BIENS MAL ACQUIS: L’ENQUÊTE FRANÇAISE VISE À « DISCRÉDITER » LE PRÉSIDENT CONGOLAIS

BIENS MAL ACQUIS: L’ENQUÊTE FRANÇAISE VISE À « DISCRÉDITER » LE PRÉSIDENT CONGOLAIS

Le président congolais Denis Sassou Nguesso à Bruxelles, le 3 mars 2015 | AFP | THIERRY CHARLIER


L’enquête française dite des « biens mal acquis » est une « immense manipulation » pour « discréditer » le président congolais Denis Sassou Nguesso au moment où il essaie d’obtenir un changement de Constitution, a affirmé vendredi à l’AFP son ministre de la Communication.

« Cette instruction dure depuis pratiquement dix ans », a souligné Thierry Moungalla, en marge d’un déplacement à Paris. « C’est une immense manipulation qui ne ressort qu’à certains moments stratégiques pour discréditer les autorités quand elles prennent des initiatives politiques », a-t-il ajouté.

« L’affaire dormait de son bon sommeil, il suffisait d’annoncer un référendum et elle ressort », a poursuivi M. Moungalla.

Deux propriétés de la banlieue parisienne ont été saisies récemment parce que les juges chargés de cette enquête soupçonnent le neveu du président congolais d’en être le propriétaire.

Âgé de 72 ans, Denis Sassou Nguesso, qui cumule plus de 30 ans au pouvoir, a convoqué la population à participer à un référendum le 25 octobre pour adopter une nouvelle Constitution qui lui permettrait de briguer un nouveau mandat en 2016.

Alors que l’opposition dénonce un « coup d’état institutionnel », le porte-parole du gouvernement l’a accusée de faire un « procès d’intention » au chef de l’Etat qui n’a pas encore dit qu’il serait candidat à sa réélection.

« A ce stade, il s’agit juste d’un changement de gouvernance » qui comprend « des avancées majeures pour la jeunesse et les femmes », a plaidé M. Moungalla, en niant que le président Sassou Nguesso soit entré en campagne.

« Le gouvernement a amélioré sa communication, notamment sur la toile, c’est normal qu’un gouvernement valorise son bilan, mais on n’est pas dans le temps de la campagne présidentielle », a-t-il assuré.

Depuis plusieurs mois, le compte Twitter du chef de l’Etat, la radio-télévision publique congolaise et divers sites internet relaient des messages présentant Denis Sassou Nguesso comme « l’homme de la situation », « l’apôtre de la paix » ou l’artisan de la démocratie ».

 

Laisser un commentaire