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Burkina Faso : le général Diendéré inculpé dans le dossier Sankara

Burkina Faso : le général Diendéré inculpé dans le dossier Sankara

Image d’archive de Thomas Sankara.© William F. Campbell/Time & Life Pictures/Getty Images


Le général Gilbert Diendéré, auteur d’une tentative de coup d’Etat en septembre au Burkina Faso, a été inculpé de complicité dans l’assassinat en 1987 du président Thomas Sankara, a-t-on appris dimanche de sources proches des services de sécurité burkinabés.
 
En mai dernier, le corps de Thomas Sankara, surnommé « le Che Guevara africain », avait été exhumé dans un cimetière de la banlieue de Ouagadougou pour tenter d’établir les circonstances exactes de son assassinat le 15 octobre 1987, lors du coup d’Etat qui avait porté au pouvoir son ancien allié, Blaise Compaoré.
 
« Le général Gilbert Diendéré a été officiellement inculpé le mois dernier dans le dossier Thomas Sankara pour complicité d’assassinat », a dit à Reuters une source proche des services de sécurité.
 
L’avocat du général, Me Mathieu Somé, a confirmé l’information à Reuters et ajouté qu’il était en train de préparer sa défense. Les chefs d’inculpation n’ont pas encore été annoncés officiellement.
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Ancien chef des services de renseignement de Compaoré
 
Dix autres personnes avaient déjà été inculpées dans ce dossier, pour la plupart des anciens soldats de la garde présidentielle de Blaise Compaoré, qui a été chassé du pouvoir en octobre 2014. Le général Diendéré est l’ancien chef des services de renseignement de Compaoré, dont il était le bras droit.
 
Mi-octobre, il a été inculpé de crime contre l’humanité et onze chefs d’accusation ont été retenus contre lui. Vingt-deux autres suspects, dont l’ancien ministre des affaires étrangères Djibril Bassolé, sont également poursuivis, notamment pour atteinte à la sûreté de l’Etat, meurtre, dissimulation de cadavres ou fraude.
 
Gilbert Diendéré a conduit à la mi-septembre une tentative de putsch des soldats d’élite du régiment de sécurité présidentielle (RSP). Onze personnes ont été tuées et 271 autres blessées par les putschistes mais le coup d’Etat, rejeté par l’opinion, a finalement tourné court après l’intervention du reste de l’armée.
 
Fin novembre, Roch Marc Kaboré, ancien premier ministre de Compaoré, a remporté dès le premier tour l’élection présidentielle avec 53,5 % des voix. Il avait rompu avec Compaoré au début de l’année 2014 pour former un nouveau parti d’opposition.
 

 

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