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BURKINA : TROIS GENDARMES TUÉS LORS D’UNE ATTAQUE PRÈS DE LA FRONTIÈRE MALIENNE

BURKINA : TROIS GENDARMES TUÉS LORS D’UNE ATTAQUE PRÈS DE LA FRONTIÈRE MALIENNE

Des gendarmes burkinabè montent la garde près de la caserne des ex-putschistes, le 29 septembre 2015 à Ouagadougou | AFP | SIA KAMBOU

Trois gendarmes et un assaillant ont été tués vendredi matin lors d’une attaque par « une cinquantaine d’hommes armés » de la gendarmerie de Samorogouan dans l’ouest du Burkina, près de la frontière malienne, selon un communiqué du ministère de la Défense burkinabè parvenu à l’AFP.

« Le matin du 9 octobre, aux environs de 4h (locales et GMT), une cinquantaine d’hommes armés non encore identifiés venant des frontières ouest du Burkina ont attaqué la brigade de gendarmerie de Samorogouan. Cette attaque a causé la mort d’un assaillant et malheureusement celle de trois de nos gendarmes », selon le texte signé du chef d’état-major, le général Pingrenoma Zagré.

Samorogouan se trouve à environ 400 km au nord-ouest de Ouagadougou, 45 km au nord de la ville burkinabè d’Orodara, ainsi qu’à une trentaine de kilomètres de la frontière malienne et à environ 150 km au nord de la Côte d’Ivoire.

Le général « tient à rassurer les populations que des mesures sont prises pour renforcer leur protection et leur sécurité. Il appelle à la vigilance de tous et leur demande » de signaler aux forces de Défense « tout individu, groupe d’individus, mouvement ou cas suspect sur tout le territoire national », selon le texte.

Cette attaque survient alors que le pays vient d’être ébranlé par un coup d’Etat avorté (le 17 septembre). Une partie des troupes de l’armée avait quitté la province pour se rendre à la capitale Ouagadougou et mettre la pression sur les putschistes dont la caserne dans Ouagadougou a été attaquée par l’armée le 29 septembre.

Une brigade de gendarmerie avait été attaquée dans la nuit du 23 au 24 août à Oursi, localité du nord du Burkina, frontalière du Niger et du Mali. Un gendarme et sa fille avaient été blessés et les assaillants n’avaient pas été identifiés.

De source proche du dossier, une des inquiétudes occidentales lors du putsch était que les mouvements de l’armée burkinabè ou l’absence de gouvernement clair laisse la voie libre dans le nord du pays à des groupes islamistes très actifs de l’autre côté des frontières.

 

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