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Burundi : le président Nkurunziza a acquis un troisième mandat, dans indifférence internationale.

Burundi : le président Nkurunziza a acquis un troisième mandat, dans indifférence internationale.

Le président burundais Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, a acquis un troisième mandat de cinq en remportant l’élection présidentielle du 21 juillet avec 69,41% des voix, selon les résultats provisoires rendus publics vendredi après-midi par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

M. Nkurunziza est suivi du principal opposant Agathon Rwasa, qui a obtenu 18,99% des suffrages exprimés, a annoncé le président de la CENI, Pierre Claver Ndayicariye.

Il a précisé que les résulats finals devraient être publiés par la Cour constitutionnelle dans neuf jours.

Quant aux six autres candidats, la CENI a accordé 2,14% des voix à Gerard Nduwayo, candidat de l’Union pour le progrès national (UPRONA, 2e parti au pouvoir et ex-parti unique), 1,36% à Jean Minani, du Front pour la démocratie du Burundi (FRODEBU-Nyakuri) et 1,01% à Jacques Bigirimana, candidat des Forces nationales de libération (FNL).

Les trois autres candidats ont reçu moins d’un pour cent des suffrages: l’ancien président Domitien Ndayizeye de la coalition RANAC (0.71%), Jean de Dieu Mutabazi de la coalition COPA (0.16%) et l’ancien président Sylvestre Ntibantunganya (0.14%), candidat indépendant.

Selon M. Ndayicariye, le taux de participation est de 73,44%, alors que seulement 29,75% des électeurs étaient allés aux urnes à Bujumbura, où une vague de manifestation contre un troisième mandat du président Nkurunziza avait suivi la désignation de M. Nkurunziza par le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, comme candiat à la présidentielle.

L’élection a été boycottée par la quasi-totalité de l’opposition. Quatre jours avant le scrutin, Sylvestre Ntibantunganya, Domitien Ndayizeye et Jean Minani avaient déclaré retirer leur canditature.

M. Rwasa, quant à lui, s’était gardé de déclarer renoncer à la compétition à la présidentielle, et avait déclaré décider de “maintenir mon dossier à la CENI en attendant de meilleures opportunités à l’avenir si jamais l’organisation du scrutin présidentiel de 2015 était revue dans le cadre de l’aboutissement du processus du dialogue politique en cours au Burundi”.

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