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Burundi : sept personnes tuées en une semaine, sept autres arrêtées (ONG)

Burundi : sept personnes tuées en une semaine, sept autres arrêtées (ONG)

La plupart des victimes ont été tuées dans la périphérie de Bujumbura. Sept personnes ont été tuées au cours de la période s’étalant du 9 au 16 septembre 2017, a rapporté l’association locale SOS-Torture/Burundi dans son rapport rendu public, lundi.

Burundi : sept personnes tuées en une semaine, sept autres arrêtées (ONG)
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La plupart des victimes ont été tuées dans la périphérie de Bujumbura. Sept personnes ont été tuées au cours de la période s'étalant du 9 au 16 septembre 2017, a rapporté l’association locale SOS-Torture/Burundi dans son rapport rendu public, lundi.

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Burundi : sept personnes tuées en une semaine, sept autres arrêtées (ONG)

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La plupart des victimes ont été tuées dans la périphérie de Bujumbura. Sept personnes ont été tuées au cours de la période s’étalant du 9 au 16 septembre 2017, a rapporté l’association locale SOS-Torture/Burundi dans son rapport rendu public, lundi.

“La plupart des victimes ont été tuées dans la périphérie de Bujumbura”, précise le rapport, ajoutant que “des individus armés ont assassiné quatre personnes lors d’une attaque commise dans le quartier Gikoma, de la commune Ntahangwa dans le Nord de la capitale Bujumbura le 11 septembre 2017 dans la soirée».

“Des individus non identifiés ont assassiné Daniel Gahungu, âgé de plus de 90 ans, sur la colline Bihanga, commune de Gitega (centre du pays) le 9 septembre 2017 dans la soirée”, détaille le rapport.

Des proches rapportent que la victime se trouvait à son domicile, et que les assassins l’ont ligoté avant de le poignarder».

SOS-Torture/Burundi estime que la victime « fait partie des personnes régulièrement enlevées, puis portées disparues, que les ravisseurs jettent dans les provinces lointaines du lieu de l’enlèvement dans le but de camoufler le corps et l’identité de la victime».

Un autre corps d’une victime a été retrouvé dans l’est du pays. « Des individus non identifiés ont assassiné un individu dont le corps a été découvert sur la colline Masazi dans la province de Ruyigi (Est du pays) le 14 septembre 2017.

Des témoins rapportent que le corps a été enterré à la hâte dans une tombe rudimentaire sur cette colline, mais la victime n’a pas été identifiée ».

Dans son rapport, cette organisation de défense des droits de l’homme évoque aussi « sept cas d’arrestations arbitraires, des cas de tortures ainsi que la disparition forcée d’un opposant politique, Léopold Habarugira, arrêté en plein jour par des agents en civil et d’autres en tenue de police ».

Depuis plus d’une année, SOS-Torture/Burundi informe l’opinion nationale et internationale sur les graves violations des droits de l’homme en cours, au Burundi, à travers des rapports de monitoring notamment sur la torture, les arrestations arbitraires, les disparitions forcées, les violences sexuelles et les exécutions sommaires.

Le Burundi a plongé dans une grave crise, émaillée de violences, depuis l’annonce en avril 2015, par le président Pierre Nkurunziza, sa candidature officielle pour un troisième mandat jugé « non-constitutionnel », par l’opposition.

Ces violences ont fait plus d’un millier de morts et poussé plus de 400 000 personnes à fuir le pays, d’après l’ONU et des ONG de défense des droits de l’Homme. Agence AA

 

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