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Cameroun: Probable insurrection armée dans les régions anglophones (ONG)

Cameroun: Probable insurrection armée dans les régions anglophones (ONG)

Les sécessionnistes refusent le dialogue lancé depuis lundi par le Premier ministre, Philémon Yang.

L’International Crisis Group (ICG) vient de tirer la sonnette d’alarme, concernant la crise anglophone au Cameroun, dans un rapport publié jeudi, où il met en grade les autorités camerounaises contre une insurrection armée.

Cameroun: Probable insurrection armée dans les régions anglophones (ONG)
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Les sécessionnistes refusent le dialogue lancé depuis lundi par le Premier ministre, Philémon Yang. L’International Crisis Group (ICG) vient de tirer la sonnette d’alarme, concernant la crise anglophone au Cameroun, dans un rapport publié jeudi, où il met en grade les autorités camerounaises contre une insurrection armée.

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Cameroun: Probable insurrection armée dans les régions anglophones (ONG)

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Les sécessionnistes refusent le dialogue lancé depuis lundi par le Premier ministre, Philémon Yang.

L’International Crisis Group (ICG) vient de tirer la sonnette d’alarme, concernant la crise anglophone au Cameroun, dans un rapport publié jeudi, où il met en grade les autorités camerounaises contre une insurrection armée.

Dans son rapport, l’ICG constate que la crise anglophone est entrée dans «une phase nouvelle, plus violente», notant qu’avec des «attentats à la bombe, des violences sporadiques et des mesures répressives de l’Etat », la situation «requiert des mesures fortes», compte tenu de son «aggravation».

L’organisation invite le Président camerounais d’aller «au-delà des mesures cosmétiques et de mettre en œuvre d’urgence des réformes majeures avant d’engager un dialogue inclusif», pour éviter «le déclenchement d’un conflit armé».

«La crise qui dure depuis un an dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest a dégénéré le 1er octobre, en marge de la proclamation symbolique de l’indépendance de l’Etat d’Ambazonie par des militants sécessionnistes», rappelle le rapport dont Anadolu a reçu copie.

«Les violences ont fait des dizaines de morts et plus de 100 blessés parmi les manifestants», souligne l’Organisation. D’après elle, ceci est «le point culminant d’une nouvelle phase de durcissement de la crise» anglophone.

«Du fait de cette répression meurtrière [par les forces camerounaises], les rangs des sécessionnistes augmentent de jour en jour, et certains d’entre eux évoquent plus résolument l’idée d’une lutte armée ou d’“autodéfense” », regrette l’ICG.

Selon l’organisation, les forces camerounaises « ont réagi par un usage disproportionné de la force qui, du 28 septembre au 2 octobre, a fait au moins 40 morts et plus de 100 blessés».

«Ce lourd bilan est dû aux tirs à balles réelles et à l’usage excessif du gaz lacrymogène, y compris dans les maisons ou contre des fidèles sortant des églises », souligne-t-il.

L’ICG invite les partenaires internationaux du Cameroun, « jusqu’ici passifs, voire complaisants vis-à-vis du régime » de Paul Biya, de «condamner fermement la violence d’Etat et la répression meurtrière», d’exiger « une enquête indépendante » comme l’a demandé l’ONU, de même que « l’ouverture d’un dialogue inclusif sur la décentralisation et le fédéralisme ».

En séjour privé dans un pays étranger depuis bientôt un mois, le président Paul Biya a ordonné à son Premier ministre de constituer une équipe gouvernementale est de se rendre dans les régions anglophones pour dialoguer avec leurs leaders.

Ce dialogue qui a débuté lundi semble être une mission difficile pour les émissaires dont certains ont été refoulés par la population. « Si Paul Biya veut dialoguer avec nous, il faut qu’il descende lui-même dans nos régions», indique Me Sama l’un des activistes.

Les régions anglophones se situent au Nord-ouest et au Sud-ouest du pays. Les Anglophones représentent une minorité par rapport à l’ensemble de la population (24 millions). AGENCE AA

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