Share
Célébration de la fête de l’aid el kébir ( al adha).

Célébration de la fête de l’aid el kébir ( al adha).

 

La Fête de l’Aid El Adha pointe à l’horizon.
A Beni Mellal khénifra, la célébration de la fête de l’Aïd Al Adha diffère d’une  ville et d’un village  à l’autre. Bien que le modernisme commence à envahir les foyers, nombreuses sont les familles qui  respectent encore les traditions de la fête.

Dans la région  précitée, les familles n’achètent pas seulement des moutons  pour les égorger le jour de la fête, mais aussi des vêtements à leurs enfants, des épices… Quelques jours avant l’Aid, la ville grouille de gens qui achètent tout ce dont ils ont besoin, à savoir, des épices indispensables à la préparation des  plats avec de  la viande du mouton (cumin, safran, sel…).
Non loin de la ville de Beni Mellal, se trouve un terrain vague où l’on vend les  moutons, les brebis… «A quelques jours  de  la fête, les prix des moutons sont abordables. Mais ces prix pourraient augmenter à l’approche de l’Aïd.», affirme un Mellali venu acheter le mouton.

Chaque jour, des dizaines de charrettes transportent des moutons achetés au souk, vers les maisons. «Je transporte chaque mouton pour un montant  de 10 à15 DH. Tout dépend de la distance qui sépare le souk et la maison de l’acheteur.  Le transport peut coûter 20 à 25 DH. Ceux qui les transportent dans des Honda exigent 40 à 50 DH pour chaque animal», déclare un charretier.

Le jour du souk hebdomadaire, le mardi, les éleveurs arrivent de plusieurs régions, transportant dans des camions, des centaines de moutons ,des brebis, de chèvres et même des bœufs et des vaches  pour les vendre avant l’Aïd Al Adha.
Le matin de la fête, les femmes, aidées par leurs filles, se réveillent tôt pour préparer le petit déjeuner. Vers 7h du matin, les quartiers grouillent d’enfants qui portent leurs nouveaux habits. La liesse de la célébration de la fête fait régner la joie dans tous les foyers et les familles et les voisins se rendent visite.

A 8h, hommes et femmes se dirigent vers «lamsallah» pour accomplir la prière de l’Aïd. Vers 10h, ils reviennent à leurs demeures pour égorger les moutons. Si le père de famille est absent, c’est l’un des voisins ou un boucher qui s’en occupe. Après une heure environ, on allume des braseros pour préparer les brochettes. Ce sont des morceaux de foie ou de viande  que l’on fait cuire soit sur le feu ou dans une marmite avant de les envelopper dans des morceaux de graisse et que l’on met sur le brasero. On peut aussi découper des morceaux de poumons ou du cœur du mouton. Lorsque les brochettes sont prêtes, on les trempe dans un peu de sel et du cumin. Et toute la famille se réunit pour déguster les réjouissances culinaires de la fête avec un verre de thé à la menthe ou à l’absinthe. Les familles découpent le mouton en petits morceaux pour le mettre ensuite dans le réfrigérateur. Certaines familles préparent de la viande séchée appelée «Gadide» ou «Kourdasse».

Après le déjeuner, les familles rendent visite aux voisins. Et nombreuses sont les femmes qui restent à la maison pour s’occuper du nettoyage des tripes et des boyaux du mouton. La peau du mouton est souvent vendue.
Chez les Mellalis, c’est le tagine qui constitue le plat traditionnel de  la région Beni Mellal khénifra. Il y a aussi le couscous que l’on prépare pendant les fêtes ou le jour du vendredi.

Le modernisme est arrivé, ces derniers temps, à changer la mentalité d’un grand nombre de familles. On égorge le mouton mais l’on ne respecte plus les traditions sous prétexte qu’elles sont dépassées. Les temps ont changé et c’est une sorte de nostalgie qui grave encore dans notre mémoire  cette belle époque où les coutumes ont primé et où le respect d’autrui était l’une des préoccupations de la majorité des familles.

Ainsi, la célébration de la fête change d’une région à l’autre. A Beni Mellal Khénifra,  cette célébration  met l’accent sur les habitudes, les coutumes même si le modernisme tend à remettre ces comportements en question.

l’Aid Al Adha est une fête et un patrimoine culturel  que nous respectons.

SAID FRIX

MAROC

Laisser un commentaire