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Centrafrique, Cameroun, la RDC et le Congo luttent contre le trafic illégal des diamants bruts

Centrafrique, Cameroun, la RDC et le Congo luttent contre le trafic illégal des diamants bruts

Centrafrique, Cameroun, la RDC et le Congo luttent contre le trafic illégal des diamants bruts
Summary:
Les pays producteurs de diamants de la sous-région de l’Afrique centrale s’unissent pour lutter contre la fraude et la contrebande transfrontalière de diamant brut. A cet effet, la mise en place d’une plate-forme sous régionale dans le cadre du processus de Kimberley a été au centre d’une réunion sous régionale des ministres en charge des Mines qui s’est tenue à Bangui du 3 au 4 août 2016.

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Centrafrique, Cameroun, la RDC et le Congo luttent contre le trafic illégal des diamants bruts

Les pays producteurs de diamants de la sous-région de l’Afrique centrale s’unissent pour lutter contre la fraude et la contrebande transfrontalière de diamant brut. A cet effet, la mise en place d’une plate-forme sous régionale dans le cadre du processus de Kimberley a été au centre d’une réunion sous régionale des ministres en charge des Mines qui s’est tenue à Bangui du 3 au 4 août 2016.

Il s’agit de la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, le Congo et le Cameroun. Cette réunion a été organisée dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’intersession du processus de Kimberley tenue à Dubaï du 23 au 26 Mai 2016. Elle vise la mise en place d’une plateforme de lutte contre la fraude et la contrebande transfrontalière des diamants bruts dans la sous régionale de l’Afrique Centrale.

D’après Ange Maxime Kazagui, président du présidium de la réunion, la mise en place de cette plateforme régionale du processus de Kimberley est la plus grande des recommandations formulées au cours de la réunion, « l’objectif est d’échanger sur les questions de fraude et de la contrebande transfrontalière. De mettre en place des mécanismes de veille et de surveillance pour se contacter, échanger très rapidement les informations sur les individus qui agissent de manière à promouvoir la fraude entre nos différents pays producteurs frontaliers », a relaté ce dernier.

Observer et contrôler la production minière sont deux missions assignées à cette plate-forme qui sera instituée. « Ses missions sont d’abord d’observer de manière permanente les  activités faites par les polices des mines. De s’assurer que les lots saisis soient rapatriés dans les pays d’origine. D’échanger des informations sur les sociétés délinquantes ou des opérateurs délinquants dans le système du diamant. Faire en sorte que les différents ministres se réunissent régulièrement  pour échanger des informations  », a expliqué le président du présidium.

Le ministre camerounais en charge des mines Ernest Gbwabougoua promet de tout mettre en œuvre pour la levée totale de l’embargo sur le diamant centrafricain, « au-delà de la mise en place de cette plateforme, le Cameroun continuera de soutenir toute initiative et ne ménagera aucun effort en vue de la levée totale et effective de la sanction du processus de Kimberley sur toute l’étendue du territoire centrafricain».

La RCA a été suspendue temporairement du processus de Kimberley le 23 Mai 2013 suite à l’envahissement du pays par les groupes armés en Mars 2013, cette sanction est partiellement levée dans les zones vertes que sont la partie Sud-Ouest de la RCA. RJDH

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