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Centrafrique, les crimes des forces d’interposition : Une marche “citoyenne” à Bangui tourne au bain de sang, 8 morts

Centrafrique, les crimes des forces d’interposition : Une marche “citoyenne” à Bangui tourne au bain de sang, 8 morts

 

Gilles Deleuze à Bangui

BANGUI (LNC) — L’idée de cette marche venait de Gervais Lakosso, qui depuis 2013, délaisse les planches artistiques pour faire de la politique.
Il y a deux jours, il exhortait la population à “la désobéissance civile” et planifiait déjà cette manifestation, qui selon lui se voulait un appel pour le retour des FACA les Forces armées centrafricaines, et surtout, un appel à la démission de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, tou comme la demande du retrait des forces internationales de paix (Sangaris et Minusca).

Marche donc dite de ‘la société civile”, incluant différents syndicats, mais dont étaient exclus les partis politiques et les politiciens, jugés par les partisans de Gervais Lakosso comme étant les responsables de la crise dans le pays.

LA MINUSCA OUVE LE FEU

Manifestation non autorisée par les autorités, la Minusca, essentiellement là, des éléments burundais ont dû intervenir pour disperser les manifestants, quand ces derniers se dirigeaient vers le palais de la présidence.

Des témoignages recueillis par LNC, des éléments Anti-Balaka armés – très certainement des ex Faca infiltrés dans le cortège ont refusé de se disperser.
Les forces burundaise ont alors ouvert le feu à balles réelles, tuant 3 personnes, selon le constat à chaud d’une source hospitalière.
Mais quelques heures plus tard, bilan alourdi, 5 autres cadavres seront découverts, plus une dizaine de blessés.

L’ONU NIE AVOIR OUVERT LE FEU

L’ONU en RCA a réagi dans un message publié sur son compte Twitter, la mission onusienne a assuré « ne pas avoir ouvert le feu sur la population » :
‪#‎MINUSCA‬ did not open fire on the population ‪#‎CARcrisis‬ ‪#‎UN_CAR‬
17:10 – 28 Sept 2015

Affaire donc close, il n’y aura pas d’enquête sur ces crimes qui ont pourtant bien été perpétrés contre des civils.

Toutefois, en OFF, un responsable de la Minusca nous a déclaré : “Le gouvernement centrafricain a imposé la nuit un couvre feu, et une interdiction de manifestation le jour.
Nous avons réagi en conséquence pour disperser ces gens, c’est normal.”

© Septembre 2015 LNC

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