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Centrafrique : Naissance d’un groupe armé issu du mouvement anti-Balaka

Centrafrique : Naissance d’un groupe armé issu du mouvement anti-Balaka

Nous sommes un mouvement apolitique constitué essentiellement d’anciens leaders Anti-balaka. Nous nous sommes regroupés pour ramener la paix dans notre pays », (coordonnateur du LCADR)

Centrafrique : Naissance d’un groupe armé issu du mouvement anti-Balaka
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Nous sommes un mouvement apolitique constitué essentiellement d’anciens leaders Anti-balaka. Nous nous sommes regroupés pour ramener la paix dans notre pays », (coordonnateur du LCADR)

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Centrafrique : Naissance d'un groupe armé issu du mouvement anti-Balaka

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Nous sommes un mouvement apolitique constitué essentiellement d’anciens leaders Anti-balaka. Nous nous sommes regroupés pour ramener la paix dans notre pays », (coordonnateur du LCADR)

Un nouveau mouvement issu de la milice Anti-balaka (à majorité chrétienne), en Centrafrique, s’est présenté jeudi à la presse, à Bangui.

Il s’agit du mouvement Leaders combattants autodéfense pour la résistance (LCADR), coordonné par Baudoin Yangué assisté de Thierry Lebéné alias 12-Puissances, le Directeur technique et Jean Louis Ngaïdjounou, Conseil juridique.

« Nous sommes un mouvement apolitique constitué essentiellement d’anciens leaders du mouvement Anti-balaka. Nous nous sommes regroupés pour ramener la paix dans notre pays », a déclaré Baudoin Yangué, le coordonnateur du LCADR.

Il a également expliqué que « notre coordination dirigée par Ngaïssona [Patrice Edouard] a perdu la vision et l’objectif que se sont fixé les Anti-balaka, soit de tout mettre en œuvre pour ramener la paix dans le pays. En plus, il n’y a même pas une chaîne de commandement pour représenter et/ou mettre de l’ordre au sein des éléments ».

Selon le conseiller juridique, la République centrafricaine n’est pas le seul pays à être affecté par une crise.

Mais, il est désormais temps de « nous réunir et chercher ensemble, les voies et moyens pour arrêter les violences et permettre un retour effectif et durable à la paix. C’est notre pays, ce ne sera pas aux étrangers de venir nous le reconstruire. Hier, nous avons fait la guerre. C’est terminé. Aujourd’hui nous avons décidé d’œuvrer pour la paix », a-t-il poursuivi.

A en croire Thierry Lebene, le directeur technique, le LCADR prodiguera des conseils auprès des différents mouvements armés en activité sur le territoire, et aux mouvements Anti-balaka en particulier, afin de les convaincre de cesser les violences et d’intégrer la dynamique de la paix, de la réconciliation et du développement.

Notons que la semaine dernière, le LCADR a déjà effectué une mission, avec autorisation du Ministère de l’intérieur, à Bouca et Batangafo, afin de discuter avec les leaders des mouvements opérationnels sur-place sur la cessation des hostilités.

La République centrafricaine est loin de connaître l’épilogue en matière de fragmentation de mouvements armés.

Le même scénario qui a fait de l’unique Séléka une panoplie de petites branches dudit mouvement, s’observe aujourd’hui dans les rangs des Anti-balaka, car après le RDR (Rassemblement des Républicains) de Gaëton Boadé à Ippy, né de l’aile Mokom des Anti-balaka, voilà que vient de naître le LCADR dans l’aile Ngaïssona.

Depuis quelques semaines, la République centrafricaine est secouée par des affrontements armés, notamment entre ex-Seleka et anti-Balaka. Les derniers en date ont eu lieu à Kembé et Pombolo respectivement les 12 et 18 octobre, faisant plus de 100 morts parmi la communauté musulmane. AA

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