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Centrafrique : un accord de cessez-le-feu a coûté la vie à un chef rebelle à Bambari

Centrafrique : un accord de cessez-le-feu a coûté la vie à un chef rebelle à Bambari

Un dirigeant antibalaka très présent dans les villes centrafricaines de Bambari (centre) et Ippy (centre-nord) a été tué dimanche dernier dans un affrontement armé à Ndassima (au nord-ouest de Bambari), a appris Xinhua mercredi de sources concordantes.

Centrafrique : un accord de cessez-le-feu a coûté la vie à un chef rebelle à Bambari
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Un dirigeant antibalaka très présent dans les villes centrafricaines de Bambari (centre) et Ippy (centre-nord) a été tué dimanche dernier dans un affrontement armé à Ndassima (au nord-ouest de Bambari), a appris Xinhua mercredi de sources concordantes.

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Centrafrique : un accord de cessez-le-feu a coûté la vie à un chef rebelle à Bambari

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Un dirigeant antibalaka très présent dans les villes centrafricaines de Bambari (centre) et Ippy (centre-nord) a été tué dimanche dernier dans un affrontement armé à Ndassima (au nord-ouest de Bambari), a appris Xinhua mercredi de sources concordantes.

Gaëtan Boadé, réputé chef des antibalaka et également chef du mouvement armé Rassemblement des républicains (RDR), a été tué dans un prétendu affrontement avec les rebelles de l’UPC et du FPRC. Au sein de l’opinion à Bambari, M. Boadé, dont la place mortuaire est visible dans un village à 10 kilomètres à la sortie ouest de Bambari, n’a pas été tué par des ennemis mais plutôt par quelques-uns de ses propres compagnons.

Les ennemis de M. Boadé lui reprocheraient l’accord de cessez-le-feu qu’il avait signé le 9 octobre dernier avec des leaders politico-militaires comme Abdoulaye Hissène du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et Ali Darass de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), accord qui a permis aux éléments de ces deux chefs rebelles de fusionner et d’attaquer les populations à Ippy.

Derrière les combats de Ndassima, d’autres ont vu le contrôle de l’exploitation aurifère, par les éléments rebelles de la Séléka, dans la localité, et aussi l’ouverture de la voie pour le contrôle de la campagne caféière tant dans le sud de Bambari que dans la ville centrafricaine de Kouanga (centre-sud).

A cause des violents combats à Ndassima et ses environs, les populations des villages et communes, y compris celles de la ville centrafricaine de Bakala (centre-nord-ouest), ne cessent de regagner en grand nombre Bambari, pour se mettre à l’abri des attaques.

Les antibalaka étaient à l’origine des milices d’auto-défense mises sur place par les paysans dans des villages centrafricains. Ils attaquaient des forces de la Séléka, composées souvent des militants musulmans.

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