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Chance pour la Maison Blanche : Trump et les chefs républicains font un premier pas vers la «réunification»

Chance pour la Maison Blanche : Trump et les chefs républicains font un premier pas vers la «réunification»

Chance pour la Maison Blanche : Trump et les chefs républicains font un premier pas vers la «réunification»
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Le candidat républicain à la Maison-Blanche Donald Trump a rencontré jeudi les chefs de son parti et lancé le délicat processus de réunification, les conservateurs cherchant à bâtir un front commun pour empêcher Hillary Clinton de succéder à Barack Obama. «Bien que nous soyons honnêtes sur nos différences, nous avons constaté qu'il y avait aussi de nombreux terrains d'entente», ont déclaré dans un communiqué conjoint Donald Trump et Paul Ryan, l'homme fort du Congrès, président de la Chambre des représentants, et la plus haute personnalité républicaine à avoir refusé à ce jour de soutenir formellement le candidat à la présidentielle.

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Chance pour la Maison Blanche : Trump et les chefs républicains font un premier pas vers la «réunification»

Le candidat républicain à la Maison-Blanche Donald Trump a rencontré jeudi les chefs de son parti et lancé le délicat processus de réunification, les conservateurs cherchant à bâtir un front commun pour empêcher Hillary Clinton de succéder à Barack Obama.

«Bien que nous soyons honnêtes sur nos différences, nous avons constaté qu’il y avait aussi de nombreux terrains d’entente», ont déclaré dans un communiqué conjoint Donald Trump et Paul Ryan, l’homme fort du Congrès, président de la Chambre des représentants, et la plus haute personnalité républicaine à avoir refusé à ce jour de soutenir formellement le candidat à la présidentielle.

«C’était notre première rencontre, mais un pas très positif vers la réunification», ont estimé les deux responsables.

«Les États-Unis ne peuvent pas se permettre quatre années supplémentaires d’une Maison-Blanche Obama, ce que Hillary Clinton représente. C’est pourquoi il est crucial que les républicains se rassemblent autour de nos principes communs, promeuvent un programme conservateur, et fassent tout leur possible pour gagner cet automne», ont ajouté les deux hommes, apparemment désireux d’apaiser les tensions et d’atténuer, au moins en public, leurs divergences – même si Paul Ryan n’a pas encore formellement apporté son soutien à Donald Trump.

La rencontre, événement politico-médiatique, s’est tenue dans les locaux du parti républicain, sous l’égide de son président Reince Priebus qui, fataliste, s’était rallié dès la semaine dernière à Donald Trump.

Des dizaines de journalistes et de manifestants démocrates cernaient l’immeuble, à deux pas du Capitole, où Donald Trump a également rencontré d’autres responsables républicains de la Chambre.

Le milliardaire new-yorkais se trouvait maintenant de l’autre côté de la colline du Capitole, pour y rencontrer le chef de la majorité sénatoriale, Mitch McConnell, qui a apporté un soutien sans enthousiasme au vainqueur des primaires.

Donald Trump n’avait pas encore fait de déclaration.

Enjeux immenses

L’homme d’affaires ne cherche pas simplement à obtenir une jolie photo de famille. Les divergences sont profondes et les enjeux immenses, à la fois financiers, le parti devant lever des centaines de millions de dollars, et politiques, les républicains craignant de perdre leur majorité au Congrès lors des élections de novembre.

La résistance de Paul Ryan, l’homme qui avait entrepris de moderniser l’image du parti républicain en octobre, est d’autant plus problématique qu’il présidera la convention d’investiture de Cleveland, du 18 au 21 juillet.

La réconciliation prendra du temps, a noté Paul Ryan. Elle «ne se fera pas en 45 minutes», a-t-il expliqué jeudi lors de sa conférence de presse hebdomadaire.

Mais le chef républicain a insisté à plusieurs reprises sur le fait qu’il était «encouragé» par la rencontre. Il a souligné que les deux hommes avaient d’abord discuté de principes, tels que la séparation des pouvoirs, l’interprétation de la Constitution, l’avortement, et le rôle de la Cour suprême. «Nous sommes en train de planter les graines de l’unité, afin de combler le fossé de nos différends», a déclaré Paul Ryan.

À ce stade, la perspective d’un candidat dissident à la présidentielle pour sauver l’honneur conservateur s’estompe, les chefs républicains estimant qu’il y aurait plus à perdre en continuant à diviser le parti qu’en s’accommodant de Donald Trump, quitte à le faire seulement pour la forme.

Beaucoup d’élus républicains veulent avant tout sauver les meubles et conserver la courte majorité républicaine au Sénat, les législatives ayant lieu en même temps que la présidentielle.

«La plupart de mes collègues estiment qu’il a gagné à l’ancienne», a reconnu mardi Mitch McConnell, figure de l’establishment, qui n’a jamais caché que Donald Trump n’était pas son candidat préféré. Mais il fait contre mauvaise fortune bon coeur, disant: «nous savons que Hillary Clinton représenterait quatre années supplémentaires de Barack Obama. Cela suffira à unifier les républicains».

La réticence de Paul Ryan agace d’ailleurs les élus pro-Trump. Beaucoup dédramatisent aussi la situation. Après tout, disent-ils en substance, le parti a plus de deux mois pour préparer la convention, et la présidentielle est distante de six mois.

Le sénateur de l’Iowa Chuck Grassley, élu en 1980 en même temps que l’ex-président républicain Ronald Reagan, a philosophé cette semaine: «souvenez-vous, tout le monde pensait que Reagan nous conduirait à la défaite».

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