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Les chefs d’Etat africains appellent à un dialogue pour sortir le Burundi de la crise

Les chefs d’Etat africains appellent à un dialogue pour sortir le Burundi de la crise

Les chefs d’Etat africains appellent à “un dialogue sans pré-conditions” pour sortir le Burundi de la crise.

Réunis à Bujumbura, les chefs d’Etat africains ont “invité toutes les parties prenantes à la crise burundaise à prendre part à un dialogue, sans pré-conditions, et dans le strict respect de l’accord de paix d’Arusha”, qui a mis fin à la guerre civile (1993-2006), selon ce nouveau communiqué.

Dépêchée par l’Union africaine (UA), la délégation emmenée par le Sud-Africain Jacob Zuma et composée des présidents mauritanien, sénégalais, gabonais et du Premier ministre éthiopien, s’est rendue jeudi et vendredi à Bujumbura pour tenter de débloquer la crise politique dans laquelle est plongé le Burundi depuis dix mois.

Zuma avait appelé samedi, au nom de la délégation, à l’organisation d’un “dialogue inclusif” avec “tous les acteurs importants” de la crise, une formulation plus vague qui ne tranchait pas la question cruciale de qui participerait à ces pourparlers. Bujumbura continue de rejeter tout dialogue avec le Cnared, une plate-forme qui regroupe la quasi-totalité de l’opposition burundaise et qu’il accuse d’être derrière les violences au Burundi.

Dans son communiqué, l’UA annonce également que les chefs d’Etat ont “décidé de rencontrer les parties prenantes de la crise burundaise qui sont hors du pays”, une référence au Cnared, dont la quasi-totalité des responsables sont en exil.

De même, l’UA appelle la communauté internationale à une “reprise de l’aide internationale fournie au Burundi”, seulement “en cas d’amélioration de la situation sécuritaire et humanitaire”.

Aujourd’hui, les principaux bailleurs – dont l’Union européenne et la Belgique – du Burundi, un des pays les plus pauvres du monde et dont le budget dépend à 50% de l’aide internationale, ont suspendu leur aide en vue de faire pression sur M. Nkurunziza.

Les chefs d’Etat ont enfin “demandé au gouvernement et aux groupes armés de mettre un terme” aux violences, après avoir constaté “la poursuite d’actes de violences sur les civils et les forces de sécurité publique, ainsi qu’une détérioration de la situation humanitaire déjà préoccupante”.

Le Burundi est plongé depuis dix mois dans une crise politique profonde, née de la volonté du président Nkurunziza de se maintenir au pouvoir pour un troisième mandat, qu’il a obtenu en juillet.

Les violences, désormais armées, ont déjà fait plus de 400 morts et poussé plus de 240.000 personnes à quitter le pays.

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