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Chez IBK au Mali: 3 tués et plusieurs blessés par la police

Chez IBK au Mali: 3 tués et plusieurs blessés par la police

Chez IBK au Mali: 3 tués et plusieurs blessés par la police
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Les rues de Bamako étaient mercredi la scène d'une guérilla urbaine. Plusieurs centaines de personnes étaient venues mercredi protester contre la comparution du blogueur Mohamed Youssouf Bathily, devant le tribunal de la commune IV. Ils réclamaient la libération de Mohamed Youssouf Bathily, porte-parole du Collectif pour la défense de la République (CDR) et chroniqueur radio, qui a été arrêté le 16 août sans motif particulier selon RFI. Il est pourtant connu pour ses critiques envers le gouvernement. Il a accusé le président Ibrahim Boubakar Keita d’être incapable de gérer l’armée.

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Chez IBK au Mali: 3 tués et plusieurs blessés par la police

Les rues de Bamako étaient mercredi la scène d’une guérilla urbaine.

Plusieurs centaines de personnes étaient venues mercredi protester contre la comparution du blogueur Mohamed Youssouf Bathily, devant le tribunal de la commune IV. Ils réclamaient la libération de Mohamed Youssouf Bathily, porte-parole du Collectif pour la défense de la République (CDR) et chroniqueur radio, qui a été arrêté le 16 août sans motif particulier selon RFI. Il est pourtant connu pour ses critiques envers le gouvernement. Il a accusé le président Ibrahim Boubakar Keita d’être incapable de gérer l’armée.

Les policiers ont tenté de disperser les manifestants, sans sommation. Les manifestants, essentiellement des jeunes, ont ensuite barricadé de nombreuses rues autour du tribunal, allumé des feux à l’aide de palettes et de pneus de voiture.

La répression est alors montée d’un cran. Après les gaz lacrymogènes, les policiers ont tiré à balles réelles en l’air, puis en direction des manifestants. Aucune distinction n’a été faite entre manifestants et habitants. Les policiers ont même jetés des grenades de gaz lacrymogène à l’intérieur d’une boutique de couture, ainsi que sur des passants.

Trois personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées selon les dernières dépêches.

Les tensions politiques ont provoqué le massacre de 17 soldats dans le camp militaire en juillet. Le gouvernement a décrit l’incident comme une attaque terroriste.

Avec RFI

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