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Choléra=saleté, manque d’hygiène: Grande menace sur l’ Afrique centrale (RCA-RDC-BURUNDI) ?

Choléra=saleté, manque d’hygiène: Grande menace sur l’ Afrique centrale (RCA-RDC-BURUNDI) ?

Choléra=saleté, manque d’hygiène: Grande menace sur l’ Afrique centrale (RCA-RDC-BURUNDI) ?
Summary:
Près de 400 morts en RDC depuis le début de l'année, 16 morts en RCA rien qu'au mois d'août et une centaine de cas enregistrés au Burundi. Depuis cinq ans le choléra n’avait pas frappé aux portes de la Centrafrique, jusqu’à récemment où 16 personnes sont mortes, selon l’ONU. Une épidémie provenant vraisemblablement de la RDC voisine qui a enregistré près de 400 morts depuis le début de l'année, d'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

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Choléra=saleté, manque d'hygiène: Grande menace sur l' Afrique centrale (RCA-RDC-BURUNDI) ?

Près de 400 morts en RDC depuis le début de l’année, 16 morts en RCA rien qu’au mois d’août et une centaine de cas enregistrés au Burundi.

Depuis cinq ans le choléra n’avait pas frappé aux portes de la Centrafrique, jusqu’à récemment où 16 personnes sont mortes, selon l’ONU. Une épidémie provenant vraisemblablement de la RDC voisine qui a enregistré près de 400 morts depuis le début de l’année, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

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Le Burundi, est, lui aussi, touché par l’épidémie, avec une centaine de cas détectés ces dernières semaines, selon des sources sanitaires.

Une nouvelle vague d’épidémies de choléra est-elle donc sur le point de déferler sur l’Afrique centrale ?

Le choléra étant une maladie qui se transmet par la contamination des sources d’eau, le docteur Arcade Hatungimana, chef de district sanitaire Kabzi (centre d’isolement), à Bujumbura, approché par Anadolu, assure que cette menace pourrait être contenue «si de strictes mesures d’hygiènes sont prises dès maintenant notamment concernant l’utilisation de l’eau». Toutefois la saison sèche et les mouvements de personnes contaminées favorisent le risque de propagation, reconnait-t-il.

En République Centrafricaine, pays ravagé par trois années de conflit inter-communautaire, l’épidémie de choléra, s’est déclenchée au début du mois d’août courant dans la commune de Ndjoukou (Sud), localité située aux frontières de la République démocratique du Congo (RDC), d’où viendrait des personnes infectées, selon certaines sources sanitaires.

Depuis elle la maladie a fait 16 morts en RCA, d’après le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), tandis que 66 cas, dont au moins sept enfants ont été enregistrés le long du fleuve Oubangui par l’Institut Pasteur, d’après la même source.

La RCA n’avait pourtant pas connu de résurgence du choléra depuis 2011. A l’époque, sur près de 300 cas, une vingtaine de morts avaient été enregistrés.

Les sources sanitaires centrafricaines assurent que l’épidémie vient de la RDC pays qui cumule depuis le début de l’année 2016, jusqu’à la date du 11 août, 15.521 cas avec 296 décès (soit un taux moyen de létalité de 2,6 %), selon un communiqué de presse de l’OMS, daté du 13 août.

D’après l’agence onusienne, la survenue fréquente du choléra dans ces zones à forte hydrographie, “est attribuée au manque d’eau potable et d’hygiène individuelle et collective, à la précarité du système de santé ainsi qu’aux capacités limitées des pouvoirs publics à organiser une intervention sanitaire d’urgence”.

Un constat que confirment le docteur Hatungimana : “Au Burundi, dans la province de Bujumbura, dite rurale, le manque d’hygiène a favorisé la propagation de l’épidémie et le manque d’eau potable a entraîné la population à consommer l’eau du lac Tanganyika, sans qu’elle n’ait été traitée”.

Pourtant, l’épidémie est très facile à juguler, assure le médecin. “C’est une simple question d’hygiène ! La population doit, par exemple, bouillir l’eau avant de la consommer, se laver les mains avant de manger et après avoir quitté les lieux d’aisance. Autrement dit, améliorer les conditions d’hygiène de chacun”.

Le choléra est une maladie diarrhéique aiguë provoquée par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par le bacille “Vibrio cholera”. Elle peut être mortelle en quelques heures en l’absence d’une prise en charge adéquate. Pourtant, c’est une maladie qui peut être très facilement soignée, indique l’OMS sur son site internet.

Près de 80 % des sujets atteints peuvent en effet être guéris grâce à des sels de réhydratation orale. Pour les cas plus sévères, l’administration de liquides par voie intraveineuse et d’antibiotiques est recommandée, selon l’organisation onusienne.

Il y a chaque année 1,4 à 4,3 millions de cas de choléra, avec 28 000 à 142 000 décès. La brève période d’incubation, de deux heures à cinq jours, «est un facteur qui renforce la dynamique potentiellement explosive des épidémies», rappelle encore l’OMS. AA

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