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Collision avec un train en France: la conductrice du bus scolaire en garde à vue

Collision avec un train en France: la conductrice du bus scolaire en garde à vue

La conductrice du car scolaire dont la collision avec un train a fait six morts jeudi en France a été placée mardi en garde à vue, les «constatations matérielles» allant «plutôt dans le sens d’une barrière fermée» du passage à niveau où a lieu le drame.

Collision avec un train en France: la conductrice du bus scolaire en garde à vue
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La conductrice du car scolaire dont la collision avec un train a fait six morts jeudi en France a été placée mardi en garde à vue, les «constatations matérielles» allant «plutôt dans le sens d’une barrière fermée» du passage à niveau où a lieu le drame.

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Collision avec un train en France: la conductrice du bus scolaire en garde à vue

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La conductrice du car scolaire dont la collision avec un train a fait six morts jeudi en France a été placée mardi en garde à vue, les «constatations matérielles» allant «plutôt dans le sens d’une barrière fermée» du passage à niveau où a lieu le drame.

La «cause exacte» de l’accident n’est cependant pas encore «déterminée», a dit le procureur de Marseille, Xavier Tarabeux, qui s’est une nouvelle fois déplacé à Millas, le village des Pyrénées-Orientales (sud) où a eu lieu la collision.

Les premières « constatations matérielles» vont «plutôt dans le sens d’une barrière fermée», a-t-il cependant déclaré, annonçant que la conductrice du car, elle-même blessée, a été placée en garde à vue. Une information judiciaire devrait de plus être ouverte pour « homicides et blessures involontaires», selon le procureur.

Voulant cependant rester prudent, il a ajouté : «Aujourd’hui, on ne peut pas tirer de conclusions, on ne peut que constater un certain nombre d’éléments matériels ».

Les versions restent en effet toujours contradictoires : la conductrice assure que les barrières du passage à niveau où a eu lieu le drame étaient «levées », n’empêchant ainsi pas sa traversée des voies.

En revanche, le conducteur du train a affirmé que les barrières étaient abaissées. La Société nationale des Chemins de fer français (SNCF) a assuré de son côté que le passage à niveau « fonctionnait normalement ».

Mais «il faut que ces indices puissent être confortés dans le cadre d’expertises puis confrontés aux témoignages», a-t-il averti, après avoir assisté à une reconstitution sur les lieux du drame pour déterminer le champ de vision de la conductrice, elle-même blessée.

L’accident est l’un des plus graves impliquant un transport d’enfants depuis le drame de Beaune (centre-est) en 1982 (53 morts, dont 44 enfants).

Six collégiens ont été tués. Le pronostic vital est toujours engagé pour cinq autres enfants.

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