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Le régime Ouattara vacille-t-il en Côte d’Ivoire ? La grogne des militaires mutins gagne Abidjan

Le régime Ouattara vacille-t-il en Côte d’Ivoire ? La grogne des militaires mutins gagne Abidjan

Le régime Ouattara vacille-t-il en Côte d’Ivoire ? La grogne des militaires mutins gagne Abidjan
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Dans la nuit de jeudi à vendredi, aux environs de minuit, un groupe de militaires a fait irruption dans les locaux de l’Etat major de la 3ème région militaire de Bouaké, en faisant usage d’armes à feu.

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Côte d'Ivoire: La grogne des militaires mutins gagne Abidjan

Dans la nuit de jeudi à vendredi, aux environs de minuit, un groupe de militaires a fait irruption dans les locaux de l’Etat major de la 3ème région militaire de Bouaké, en faisant usage d’armes à feu.

Alors que le ministre ivoirien de la Défense, Alain Richard Donwahi, est attendu ce samedi à Bouaké (Centre) où il doit rencontrer les soldats mutins, des militaires du camp d’Akouédo à Abidjan ont effectué des tirs et bloqué la voie menant à la ville de Bingerville, selon la presse locale

« Devant le camp d’Akouédo, des militaires visiblement excités ont érigé un barrage », lit-on sur le site abidjan.net, citant un témoin ivoirien. D’autres témoins ont pour leur part indiqué avoir entendu des tirs nourris.

Selon le même support d’informations, d’autres sources ont confirmé le blocage de la circulation à direction et en provenance de Bingerville.

Après Bouaké, Korhogo, Daloa, Odienné et Daoukro le mouvement des mutins réclamant le payement de leurs primes a atteint samedi la capitale économique ivoirienne.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, aux environs de minuit, un groupe de militaires a fait irruption dans les locaux de l’Etat major de la 3ème région militaire de Bouaké, en faisant usage d’armes à feu. Paiement de primes, augmentations salariales, réduction du temps des grades et éclaircissement à propos d’une supposée prime « Ecomog », étaient parmi les doléances exposées par les militaires concernés.

Appelant, vendredi, les mutins au calme et à regagner leurs casernes, le ministre ivoirien de la Défense, Alain Richard Dowahi, a promis de rechercher « des solutions durables pour l’ensemble des composantes des forces armées du pays ».

Du 26 décembre 2010 au 11 avril 2011, la Côte d’Ivoire a connu une crise post-électorale qui a fait officiellement 3000 morts après que l’ancien président Laurent Gbagbo a refusé de reconnaître sa défaite électorale face à Alassane Ouattara, soutenu par la Communauté internationale.

Bouaké représente, depuis la fin de la crise militaro-civile, déclenchée le 19 septembre 2002, une source d’angoisse permanente pour les autorités militaires et politiques du pays. A.A

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