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Craintes d’une infiltration par l’EI des routes migratoires

Craintes d’une infiltration par l’EI des routes migratoires

Des réfugiés et migrants attendent à l’entrée d’un centre d’enregistrement au village de Moria sur l’île de Lesbos en Grèce le 17 novembre 2015. SANTI PALACIOS/ AP


Une vraie inquiétude s’est répandue au sein des services de sécurité européens et américains sur l’utilisation par l’organisation Etat islamique (EI) des routes migratoires pour dissimuler l’envoi de commandos sur le sol européen. Dès l’annonce de la présence, au Stade de France, à Saint-Denis, d’un passeport syrien près des restes d’un assaillant s’étant fait exploser, le ministère de l’intérieur confiait à ses interlocuteurs qu’il existait une forte probabilité que les terroristes soient, « pour certains, revenus de Syrie en se faisant passer pour des migrants ».

Le passeport incriminé, portant une fausse photographie, ayant été enregistré à chaque étape de la route migratoire des Balkans, certains pays concernés par l’arrivée des flux de migrants, notamment l’Allemagne et la Grande-Bretagne, ont pris contact avec la France, pour anticiper une éventuelle menace de cette nature sur leur propre territoire. Les échanges se sont multipliés, en ce sens, dans le cadre des relations bilatérales entre les services de coopération des polices européennes. Europol et Interpol ont également été mis à contribution afin de resserrer les mailles du filet.

A ce jour, l’enquête sur les attaques du 13 novembre n’a formellement mis en évidence le passage par cette route migratoire que d’un terroriste, celui du Stade de France. Enregistré au mois d’octobre, il est, comme cela a déjà été dit, passé par l’île grecque de Leros. Le passeport n’est pas celui du kamikaze mais les empreintes relevées lors de son entrée dans l’espace européen sont bien les siennes. La pièce…

Le Monde

 

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