Share
Crise en RDC : début à Kinshasa d’un nouveau dialogue politique pour sortir de l’impasse

Crise en RDC : début à Kinshasa d’un nouveau dialogue politique pour sortir de l’impasse

Crise en RDC : début à Kinshasa d’un nouveau dialogue politique pour sortir de l’impasse
Summary:
L'Église catholique a lancé jeudi à Kinshasa de nouvelles négociations entre Congolais pour permettre à la République démocratique du Congo de sortir de l'impasse politique à moins de quinze jours de la fin du mandat du président Joseph Kabila, a rapporté un journaliste de l'AFP.

0%

Crise en RDC : début à Kinshasa d'un nouveau dialogue politique pour sortir de l'impasse

L’Église catholique a lancé jeudi à Kinshasa de nouvelles négociations entre Congolais pour permettre à la République démocratique du Congo de sortir de l’impasse politique à moins de quinze jours de la fin du mandat du président Joseph Kabila, a rapporté un journaliste de l’AFP.

« Nous nous retrouvons ici pour la séance inaugurale des discussions politiques pour un plus large consensus sur le processus électoral », a déclaré Mgr Marcel Utembi, président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), en accueillant les 30 participants à ce dialogue qui pourrait durer jusqu’à mardi.

« Les conclusions de ces travaux vont conduire urgemment à la paix, à la réconciliation, à la tenue d’élections apaisées afin d’obtenir l’alternance politique, comme prescrit dans la Constitution », a ajouté le prélat.

« Aujourd’hui, l’enlisement est là et les conséquences sont incalculables ».

« Le pape recommande aux acteurs politiques congolais de construire des ponts, pas des murs », a déclaré Mgr Utembi, sous le regard du nonce apostolique (ambassadeur du Vatican) en RDC.

L’évêque a affirmé que « des signaux forts et très encourageants » avaient été donnés par M. Kabila et que « cet élan d’encouragement (avait) été relayé » par Étienne Tshisekedi, figure historique de l’opposition dans l’ancien Congo belge.

La RDC traverse une crise politique aiguë depuis la réélection de M. Kabila en 2011 à l’issue d’un scrutin marqué par des fraudes massive dont M. Tshisekedi n’a jamais reconnu les résultats officiels, se proclamant « président élu ».

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter.

Néanmoins, la présidentielle n’a pas été organisée à temps et la volonté affichée de M. Kabila de se maintenir à son poste au-delà du terme de son mandat, le 20 décembre, face à une opposition qui brandit la menace de manifestations pour le faire partir, fait craindre une éruption de violences dans un pays qui ne parvient pas à se relever des deux guerres de 1996 à 2003.

Laisser un commentaire

*