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La course au positionnement politique en RDC: Felix Tshisekedi, a-t-il la carrure politique ? Moïse Katumbi manipulable, a-t-il les épaules solides pour le Congo ?

La course au positionnement politique en RDC: Felix Tshisekedi, a-t-il la carrure politique ? Moïse Katumbi manipulable, a-t-il les épaules solides pour le Congo ?

Décidément, la politique en RDC n’est pas un long fleuve tranquille. Les uns aiguisent leurs couteaux et les autres se perdrent dans des conjectures en organisant des conclaves en conclaves pour se positionner.

La course au positionnement politique en RDC: Felix Tshisekedi, a-t-il la carrure politique ? Moïse Katumbi manipulable, a-t-il les épaules solides pour le Congo ?
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Décidément, la politique en RDC n'est pas un long fleuve tranquille. Les uns aiguisent leurs couteaux et les autres se perdrent dans des conjectures en organisant des conclaves en conclaves pour se positionner.

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Décidément, la politique en RDC n’est pas un long fleuve tranquille. Les uns aiguisent leurs couteaux et les autres se perdent dans des conjectures en organisant des conclaves en conclaves pour se positionner.

Moïse Katumbi trahit par Félix Tshisekedi avec cet espèce de coquille vide “le Rassemblement” qui devient l’ombre de lui même avec le départ de tous les ténors du mouvement. L’ancien gouverneur du Katanga qui se croyait déjà président de la RDC avec leur deal se trouvait noyé dans du béton armé coulé par l’UDPS et son patriarche mort sans laisser un héritage politique qui allait sauver ce parti familial et tribal.

Il accourt sans crier garde, sans annoncer à la presse, son prochain conclave, remplit par des piques assièges et des journalistes thuriféraires qui regardent que la couleur de ses billets maculés par le sang de congolais. Il fera un discours décousu qui fait sursauter un de mes correspondants d’occasion qui m’a transcrit ses déboires intellectuels. Un vil homme sans prestance et carrure politique.

Il nous fera, lors ce conclave, l’état de son “programme” de 500 pages qui j’espère va nous donner de la matière. Ce projet de société sera scruté à la loupe, et le peuple congolais saura, la vraie vérité de ce qui ressemble à s’y méprendre à une imposture politique.

Aujourd’hui, coup de théâtre, Félix Tshisekedi rebondit en voyant le bateau “Rassemblement ” tanguer, et  part à la dérive, il saute à l’eau avec une bouée qui n’est pas de sa taille, pour rejoindre la rive UDPS et nous annonce avec ses habits mouillés, qu’il serait candidat à la succession de son défunt père, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, à la présidence de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social. Une démocratie oligarchique, décidée par acclamation comme à la Douma.

On savait qu’il y avait des girouettes dans la politique congolaise, mais avec cette nouvelle classe politique congolaise, on a franchi le Rubicond et Félix Tshisekedi qui veut succéder à son défunt père qui n’a pas trouvé une sépulture, veut diriger l’UDPS, et ensuite prendre la destinée de congolais en main. Depuis que le locataire de Kingakati trône incontestablement au sommet de l’Etat, la présidence de la république est désacralisée et piétinée, illustration faite par la scène observée à la Primature avec l’inconscient et le chef de bras cassés Bruno Tshibala.

Félix dans son inconscience politique, ou simplement l’incurie politique dit sans sourciller en se tirant une balle dans le pied, et devant plusieurs membres de l’UDPS samedi, qu’il exprimait son inquiétude suite aux insultes et imprécations proférées à Moïse Katumbi par certains membres de son parti. « Je suis étonné et triste de voir les membres de l’UDPS insulter Moïse Katumbi…», a dit Félix Tshisekedi. Il ne sait pas que ce discours montre et démontre son manque d’autorité, de charisme et de leadership .

Notre prélat, le Cardinal Monsengwo qui vient de céder sa place à Mgr Ambongo, vient de nous édifier sur la classe politique congolaise portée sur la “ventripotence”. Si aujourd’hui, l’opposition congolaise n’arrive-t-elle pas à faire face au régime de la Kabilie, la cause se trouve, dans son incurie manifeste. Une opposition gangrénée par le lucre et son inconstance manifeste.

L’église catholique, forte de son expérience dans la gestion crises, a su donner au peuple congolais, un semblant d’espoir dans ses actions, avec des marches qui ont cloué le locataire de Kingakati au pilori, ne sachant plus à quel saint se vouer. Toute la communauté internationale, désigne, le régime de Kabila comme étant un régime particulièrement sanguinaire et réclame son départ.

Botswana, où le siège de la SADC est établi, disait clairement sans prendre des pincettes, encore moins de diplomatie en ces termes : le climat s’est politiquement dégradé en RDC “parce que son chef a retardé avec persistance les élections et a perdu le contrôle de la sécurité de son pays”.

” Il exhortait la communauté internationale à mettre davantage de pression” sur la majorité présidentielle congolaise, pour l’emmener à “renoncer au pouvoir” et à “ouvrir la voie à l’instauration d’un nouveau régime politique”, est-il écrit dans le communiqué.

“Nous continuons d’assister à une détérioration de la situation humanitaire dans ce pays”, affirmait le Botswana, ajoutant que Joseph Kabila “a retardé la tenue des élections” et n’est plus en mesure d’assurer la sécurité du pays.”

Joseph Kabila illégitime depuis, le 19 décembre 2016, et grâce aux manigances de l’UDPS et son Rassemblement, ceux-là, dans leur forfaiture, ont permis à Kabila de glisser, en foulant aux pieds dans le mépris total, l’accord de Saint-Sylvestre qui annonçait la transition et le départ de celui qui trône par défi sur la tête des institutions congolaises.

Est-ce Félix Tshisekedi est devenu caméléon ou il emprunte seulement les habits de Vital Kamerhe qui nous a habitué dans ses scènes de girouette qui ne font plus rire du tout.

Devant les cadres et militants du parti qui est l’ombre de lui même avec plus de quatre UDPS qui se battent et chacun veut tirer la couverture pour soi (Tshibala, Mubake, Félix Tshisekedi-Maman Marthe, Kabassa-Maliba), réunis samedi à Kinshasa lors d’une matinée politique, Félix Tshisekedi a sollicité un débat contradictoire avec les autres candidats au sujet de leur projet pour ce parti politique, qui reste pour le moment la première force de l’opposition. Félix Tshisekedi a perdu le sens de la réalité politique, en vivant sur une autre planète. Surtout une planète où ses supporters, ses griots, ses thuriféraires croient fermement à sa stature politique qui ressemblerait un lambeau fourré par un clochard.

Si Félix Tshisekedi est élu à la tête de l’UDPS (une certitude) pour succéder à son père, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, décédé le 1er février 2017 à Bruxelles à l’âge de 84 ans, des suites d’une embolie pulmonaire, que sa dépouille devient comme celle de Pharaon, exposé, “il sera candidat à la présidentielle“,selon celui qui lui colle, matin, midi soir comme un “mukala”, son porte-parole et secrétaire national du parti, Abraham Luakabuanga.

Une question nous turlupine  à savoir: comment peut-on organiser ou aller aux élections avec celui qui tient les manettes du pouvoir dans un pays confisqué et occupé en plus avec des machines à voter prêtes à favoriser la tricherie à outrance ?

On le sait, et on a une certitude, que “Joseph Kabila” n’est pas prêt à céder sa place au soleil, avec ces élections qui vont le mettre Hors-jeu. Non, il fera de la sorte de les retarder ou placer son poulain qui lui permettra de s’organiser son retour comme cette histoire de ” Dmitri Medvedev / Vladimir Poutine ”

Des élections présidentielles, législatives et provinciales sont prévues en RDC le 23 décembre prochain pour organiser le départ du président Joseph Kabila ? Allez y poser cette question aux apparatchiks de la MP et Corneille Naanga, patron par procuration de la CENI. Une vraie étiquette, sans autorité…Toute autorité vient de Kingakati !

Les couteaux sont-ils aiguisés contre la kabilie, il me semble que non, tant que ces guerres intestines perdureront, celles-ci profiteront au pouvoir en place qui se marre d’avoir rendu l’opposition congolaise inoffensive, niaise et devient de surcroit, l’ombre d’elle même avec des bras cassés, cupides qui regroupent cette opposition décriée par tous.

“On a les hommes politiques que l’on mérite”, dit le philosophe André Comte-Sponville

Roger BONGOS

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