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Dernière attaque de Barack Obama: à la veille de son départ, il dénonce l’attitude du Congrès

Dernière attaque de Barack Obama: à la veille de son départ, il dénonce l’attitude du Congrès

À la veille de son départ, Barack Obama a adressé jeudi un courrier au Congrès, aux mains de ses opposants républicains, pour dénoncer son opposition à la fermeture de la prison de Guantánamo, «contraire aux valeurs» de l’Amérique.

«Il n’existe tout simplement aucune justification (…) à l’insistance du Congrès à garder ce centre de détention ouvert», a indiqué le président des États-Unis dans ce courrier rendu public par la Maison-Blanche.

«L’histoire portera un jugement sévère sur cet aspect de notre lutte contre le terrorisme et ceux qui n’ont pas réussi y mettre fin», écrit M. Obama.

Selon un responsable américain, un ultime transfert de quatre détenus était en cours d’achèvement jeudi, portant à 41 le nombre de détenus enfermés dans le camp de Guantánamo.

Les détails de ce dernier transfert devaient être annoncés ultérieurement.

Le président américain n’a pas tenu sa promesse de fermer cette prison située sur l’île de Cuba qui incarne, dans nombre de pays à travers le monde, les excès dans la lutte antiterrorisme des États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001.

Il aura cependant sensiblement réduit le nombre de détenus s’y trouvant. Quand il a pris ses fonctions en janvier 2009, ils étaient 242.

Dans son courrier au Congrès, Barack Obama réaffirme sa conviction qu’il est possible de fermer cette prison sans que cela ne représente un danger et en réalisant des économies pour le contribuable américain – le coût annuel de chaque détenu est estimé à sept millions de dollars.

Il appelle également une nouvelle fois les élus à agir.

«Guantánamo est contraire à nos valeurs et affaiblit notre statut dans le monde», conclut-il. «Il est grand temps de mettre fin à ce chapitre de notre histoire».

Durant la campagne, Donald Trump avait affiché sa volonté de garder ouverte la prison de Guantanamo et «de la remplir de mauvais gars».

Lundi, une dizaine de détenus (huit Yéménites et deux Afghans) avaient déjà été transférés vers le sultanat d’Oman.

Appel à Merkel 

Barack Obama a également appelé jeudi la chancelière allemande Angela Merkel pour saluer huit années «d’amitié et de partenariat», à la veille de la prestation de serment de Donald Trump qui a eu des propos très critiques envers cette dernière.«Le président (américain) a souligné combien il était naturel que son dernier appel à un dirigeant étranger soit réservé à la chancelière Merkel», a indiqué la Maison-Blanche

Selon le compte-rendu diffusé par l’exécutif américain, M. Obama a remercié la dirigeante allemande pour «son leadership fort, courageux et stable».

À l’occasion de cet échange, M. Obama et Mme Merkel ont souligné combien «une coopération étroite entre Washington et Berlin ainsi qu’entre les États-Unis et l’Europe étaient cruciale pour s’assurer de la robustesse des liens transatlantiques». Dans un entretien aux journaux allemand Bild et britannique The Times, Donald Trump a qualifié de «catastrophique» la politique d’accueil migratoire de la chancelière allemande et estimé que le Royaume-Uni avait eu «bien raison» de quitter une Union européenne, selon lui, dominée par l’Allemagne.

Le secrétaire d’État américain sortant, John Kerry, avait immédiatement dénoncé des «propos déplacés», jugeant qu’il n’était pas correct de «s’immiscer dans les affaires d’autres pays de manière aussi directe».

Lors de sa dernière visite à Berlin en novembre, Barack Obama avait rendu un hommage très appuyé à Angela Merkel, «une partenaire extraordinaire». «Si j’étais ici, si j’étais Allemand et si je votais, je pourrais la soutenir», avait-il même ajouté.

La chancelière a depuis annoncé qu’elle était candidate à un quatrième mandat. AFP

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